Les autorités tanzaniennes ont annoncé jeudi l’arrestation de 130 personnes soupçonnées d’avoir incité à la violence dans le cadre des manifestations prévues le 7 juillet, organisées pour réclamer des réformes démocratiques et la libération du chef de l’opposition, Tundu Lissu.
Selon un communiqué de la police tanzanienne, un important dispositif de sécurité déployé à travers le pays a permis d’empêcher la tenue des rassemblements prévues le 7 juillet. Après l’arrestation de 130 manifestants, les forces de l’ordre indiquent que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller d’autres personnes susceptibles d’être impliquées dans leur organisation.
Les manifestations devaient notamment porter sur des revendications en faveur de réformes politiques, de justice pour les victimes des violences électorales de l’an dernier et de la libération de l’opposant Tundu Lissu, poursuivi pour trahison.
Les autorités affirment que les personnes arrêtées auraient participé à la planification des manifestations et à la diffusion de messages incitant à des actes criminels, notamment des attaques contre des infrastructures publiques, des destructions de biens, ainsi que des agressions visant des membres des forces de sécurité et des responsables politiques.
« À l’issue des opérations de surveillance, un total de 130 suspects impliqués dans la planification, la participation à des réunions locales, la préparation et la diffusion d’informations destinées à promouvoir ces actes criminels inacceptables ont été arrêtés dans différentes régions du pays. Les enquêtes sont en cours d’achèvement afin que les procédures judiciaires appropriées puissent être engagées », a indiqué la police.
Les autorités tanzaniennes rejettent par ailleurs les accusations d’organisations de défense des droits humains, qui dénoncent un recours excessif à la force par les services de sécurité lors des violences électorales de l’année dernière.
La police a enfin appelé les citoyens à faire preuve de vigilance sur les réseaux sociaux et à ne pas partager de contenus incitant à la violence ou dont l’authenticité ne peut être vérifiée.
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