Le gouvernement fédéral du Nigéria et le gouvernement de la République d’Angola ont signé un accord bilatéral visant à faciliter la circulation des diplomates et des fonctionnaires gouvernementaux entre les deux pays.
Dans un communiqué publié lundi par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kimiebi Ebienfa, il est indiqué que le projet d’accord bilatéral, portant sur l’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service, a été formellement signé par les deux parties le 15 février 2026.
Selon le communiqué, le ministre nigérian des Affaires étrangères, l’ambassadeur Yusuf Tuggar, qui dirigeait la délégation nigériane, a déclaré que l’accord avait été signé en marge de la 39ème session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie. La délégation angolaise était quant à elle conduite par le ministre des Relations internationales, l’ambassadeur Tete Antonio.
Le ministre nigérian s’est félicité de la signature de cet accord, soulignant que cette initiative était attendue depuis longtemps et constituait une étape opportune pour le renforcement des relations bilatérales. Il a expliqué que cet accord renforcerait considérablement les relations diplomatiques et officielles entre les deux pays frères, en simplifiant les procédures de voyage pour les titulaires de passeports diplomatiques et de passeports de service. « L’exemption de visa facilitera les échanges officiels, approfondira la coopération institutionnelle et offrira davantage d’opportunités d’initiatives conjointes et de dialogue (…) Elle permettra également d’approfondir le partenariat en autorisant les fonctionnaires autorisés des deux pays à se déplacer plus librement et plus efficacement, sans entraves administratives », a déclaré M. Tuggar.
Il a salué les relations bilatérales, ancrées dans une histoire commune qui remonte à la période du conflit idéologique entre l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA) et le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA).
Il a décrit l’accord comme une affirmation ferme de l’indépendance africaine dans la prise de décision et de la solidarité du Nigéria avec le peuple angolais dans sa lutte, jetant ainsi les bases solides des liens diplomatiques et politiques qui unissent encore aujourd’hui les deux pays.
De son côté, M. Antonio a exprimé sa profonde reconnaissance pour le lien historique et durable qui unit l’Angola et le Nigéria, évoquant notamment la période de la lutte anticoloniale et la quête d’indépendance nationale à travers le continent.
Il a souligné le rôle de chef de file de principe du Nigeria en Afrique de l’Ouest, affirmant que le pays se tenait fermement aux côtés des Etats de première ligne et leur apportait un soutien indéfectible. Le soutien diplomatique et politique apporté a joué un rôle déterminant dans les efforts de libération de l’Angola.
Il a qualifié le nouvel accord signé d’étape concrète et tournée vers l’avenir, qui consolidera davantage les liens historiques et diplomatiques de longue date entre les deux pays, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour une coopération et un engagement officiels plus étroits.
« Il est important de noter que, compte tenu des liens historiques solides et de la solidarité mutuelle qui unissent le Nigéria et l’Angola, la signature de cet accord était attendue depuis longtemps (...) Sa conclusion ne représente pas un simple dév eloppement diplomatique procédural, mais une réaffirmation substantielle des valeurs partagées, de la coopération et de la confiance qui ont caractérisé les relations entre les deux pays au fil des ans ».
« L’accord va, de facto, redynamiser et moderniser le partenariat diplomatique éprouvé en supprimant les obstacles administratifs aux déplacements et aux échanges officiels (…) En facilitant la circulation des titulaires de passeports diplomatiques et de service, il devrait renforcer la compréhension mutuelle, améliorer la coordination des politiques et favoriser une meilleure collaboration entre les institutions et les autorités compétentes des deux pays », a déclaré Antonio.
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