L’Union africaine et les Nations Unies ont condamné l’assassinat de l’homme politique libyen Saïf al-Islam Kadhafi, tué le 3 février à Zintan, appelant à une enquête approfondie et à la poursuite des responsables.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, survenu le 3 février dans la ville de Zintan, selon un communiqué officiel. Il a exprimé sa « profonde préoccupation » face à cet acte violent, estimant qu’il pourrait compromettre les efforts visant à instaurer une transition politique « crédible et inclusive » en Libye, dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires persistantes.
Dans son communiqué parvenu à APA, la Commission de l’Union africaine a fermement condamné ce qu’elle a qualifié d’« acte de violence », rappelant que les différends politiques en Libye doivent être réglés par des moyens pacifiques et légaux, loin de toute escalade armée. Elle a appelé les autorités libyennes à respecter l’Etat de droit et à engager une enquête approfondie afin d’établir les circonstances de l’assassinat et de traduire les responsables en justice conformément aux procédures en vigueur.
Le président de la Commission a également exhorté l’ensemble des acteurs politiques libyens à faire preuve de retenue et de calme, afin d’éviter une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire. Il a réaffirmé l’engagement de l’Union africaine à soutenir le peuple libyen et ses institutions dans la recherche d’un règlement durable, consensuel et pacifique de la crise qui frappe le pays depuis plus d’une décennie.
Parallèlement, les Nations Unies ont appelé les autorités libyennes à mener une enquête « rapide et transparente » sur l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi. Dans un communiqué, la mission de l’ONU en Libye a condamné « les actes ciblés et toutes les formes de violence similaires qui sapent l’état de droit, violent le caractère sacré de la vie humaine et menacent la paix et la stabilité en Libye ».
L’ONU a exhorté les autorités compétentes à identifier les auteurs de ce crime et à les traduire en justice, tout en appelant à des mesures décisives pour mettre fin au cycle de violence. Elle a de nouveau souligné que seule une solution politique inclusive peut permettre d’instaurer une stabilité et un développement durables en Libye, pays toujours divisé entre autorités rivales et fragilisé par l’insécurité chronique.
MK/AK/Sf/APA






