Du massacre du Zong aux destins de plusieurs chefs d’État africains nés à cette date, le 29 novembre traverse l’histoire du continent, où se mêlent drames, héritages politiques et pages marquantes de mémoire collective.
Le 29 novembre 1781 reste associé à l’un des épisodes les plus tragiques de la traite atlantique : le massacre du Zong. Ce jour-là, l’équipage du navire négrier britannique jette à la mer 54 Africains capturés afin de percevoir une indemnité d’assurance, un acte qui se prolongera sur plusieurs jours et portera le nombre total de victimes à plus de 130.
La même date correspond à la naissance de plusieurs grandes figures politiques et intellectuelles du continent. Le Libérien William V. S. Tubman, né le 29 novembre 1895, dirigea son pays de 1944 à 1971 et demeure célébré chaque année.
En Tunisie, Béji Caïd Essebsi, né en le 29 novembre 1926, fut président de 2014 à 2019. Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud est né le 29 novembre 1955, tandis que le Ghanéen John Dramani Mahama, né le 29 novembre 1958, est revenu au pouvoir en 2024. Le mathématicien sud-africain Richard Borcherds, né le 29 novembre 1959 et lauréat de la médaille Fields, ainsi que le footballeur ghanéen Bradley Hudson-Odoi, né le 29 novembre 1988, complètent cette liste de personnalités.
Sur le plan militaire, le 29 novembre 1900 marque la prise de commandement du général britannique Horatio Kitchener en Afrique du Sud, en pleine seconde guerre des Boers.
Plus récemment, les archives sud-africaines conservent la trace d’une rencontre tenue le 29 novembre 2007 entre Nelson Mandela et les dirigeants de l’ANC Kgalema Motlanthe et Gwede Mantashe.
Le 29 novembre 2013, l’écrasement du vol 470 de LAM Mozambique Airlines dans le parc de Bwabwata, en Namibie, cause la mort des 33 personnes à bord, l’enquête concluant à un acte délibéré du pilote.
Le 29 novembre 2020, le décès du footballeur sénégalais Papa Bouba Diop soulève une vive émotion en Afrique et dans le monde du sport.
Sf/APA







