Le président américain a accusé Pretoria de violer les droits des agriculteurs blancs.
L’Afrique du Sud a fermement condamné la décision du président américain Donald Trump de boycotter le
prochain sommet du G20 à Johannesburg, qualifiant ses accusations de persécution des Afrikaners d’« impérialistes » et d’incendiaires sur le plan racial.
Trump a annoncé, via Truth Social, qu’aucun responsable américain ne participerait au sommet des 22 et 23 novembre, invoquant de prétendues « violations des droits de l’homme » à l’encontre des agriculteurs afrikaners blancs.
Il a qualifié l’événement de « honteux », accusant l’Afrique du Sud de confiscations de terres et de violences contre la population afrikaner.
Pretoria a rapidement condamné ces propos, le gouvernement rejetant ces allégations comme étant politiquement motivées et dénuées de tout fondement.
Le ministre des Relations internationales, Ronald Lamola, a qualifié les affirmations de Trump de « regrettables » et « imaginaires », citant des statistiques sur la criminalité qui montrent que la violence rurale touche tous les groupes raciaux. Il a déclaré que les chiffres officiels montrent que la majorité des 225 personnes victimes
de crimes liés à l’agriculture en Afrique du Sud entre avril 2020 et mars 2024 étaient noires.
« (Seulement) 53 des victimes étaient des agriculteurs, majoritairement blancs », a précisé Lamola.
« Les accusations de “génocide blanc” ou son euphémisme de persécution des Afrikaners sont purement imaginaires et instrumentalisées à des fins politiques », a-t-il ajouté.
Le secrétaire général du Congrès national africain (ANC), Fikile Mbalula, a fait écho à ces critiques, qualifiant les déclarations de Trump de « mensonge flagrant imprégné d’une pensée impérialiste ».
Il a affirmé que le sommet du G20 se tiendrait comme prévu malgré le retrait des États-Unis.
« Notre pays doit aller de l’avant, et le G20 aura lieu sans (les Etats-Unis). Il est regrettable qu’ils aient attisé les tensions, ce qui, aux yeux de l’ANC, frise l’impérialisme. Nous sommes une organisation anti-impérialiste », a-t-il ajouté. Malgré le boycott américain, l’Afrique du Sud reste confiante quant au succès du Sommet.
Les responsables soulignent que le G20 fonctionne par consensus et qu’aucun membre ne peut, à lui seul, en perturber le déroulement.
Des liens diplomatiques solides avec l’Union européenne, la Chine et d’autres grandes économies devraient garantir une participation active.
Le sommet du G20 de 2025 portera sur la stabilité économique mondiale, le financement climatique et la réforme des institutions internationales.
JN/fss/ac/APA







