Le gouvernement régional Afar, en Ethiopie, accuse le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), d’avoir lancé une attaque transfrontalière et bombardé des civils.
Le Bureau de communication Afar a annoncé mercredi que les forces du TPLF, un parti politique régional comptant 250 000 combattants lourdement armés dans la région du Tigré, avaient pénétré dans la région et occupé six villages après avoir bombardé des civils au mortier et au missile ZU-23.
« Les Gujile (en référence au TPLF), qui ne tirent jamais les leçons de leurs erreurs, sont entrés aujourd’hui par la force dans la région Afar », a déclaré le Bureau de communication régional dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux mercredi.
Il a ajouté que le 5 novembre, « une clique du TPLF a pénétré dans la région Afar, plus précisément dans la zone 2, le woreda de Magale, le kebele de Tonsa, dans les secteurs de War’a et Milki, et vers 19h00, a ouvert le feu à l’arme lourde sur des éleveurs Afar innocents, violant ainsi ouvertement l’Accord de Prétoria par une déclaration de conflit.»
À l’instar du Tigré et de l’Amhara, la région Afar a été durement touchée par l’opération militaire du TPLF durant la guerre de 2020-2022, qui aurait fait plus de 600 000 victimes.
Selon les informations parvenues à APA, cette opération militaire du TPLF vise également la Force de paix du Tigré, soutenue par le gouvernement fédéral et issue d’une scission de la « Force de défense du Tigré » et de l’alliance militaire avec le gouvernement érythréen.
La région a affirmé avoir le devoir de défendre ses frontières contre toute attaque extérieure et de protéger la sécurité de ses citoyens.
Le TPLF aurait déployé un armement lourd. Le TPLF, qui opère depuis plusieurs mois en Afar, aurait subi des pertes, et n’a pas encore commenté les accusations d’opération militaire en Afar.
La semaine dernière, il a accusé le gouvernement fédéral de se préparer à la guerre et de violer l’Accord de Prétoria. Lors des commémorations du 5e anniversaire de l’attaque du TPLF contre le commandement nord des forces de défense éthiopiennes, cette semaine, le chef d’état-major, le maréchal Berhanu Jula, a accusé les forces du Tigré de fomenter la guerre et de menacer l’accord de Prétoria qui a mis fin au conflit de deux ans en novembre 2022.
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