Abidjan abrite la 4e édition des Awards du digital et des médias numériques d’Afrique (ADMN/A 2025), prévue le 22 septembre 2025, sous l’égide de l’Union africaine (UA), du ministère de la Transition numérique et de la digitalisation, et du ministère de la Communication de Côte d’Ivoire.
Au cours d’une conférence de presse, tenue ce vendredi 5 septembre 2025, au siège de Côte d’Ivoire Tourisme, à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, M. Joël Nianzou, le commissaire général de l’événement, a indiqué que plus de 30 pays seront représentés et plus de 2 000 participants sont attendus.
Ces Awards concernent les médias numériques, les startups, les entreprises technologiques et les créateurs de contenus ; et « notre ambition est claire : faire d’Abidjan la capitale africaine du numérique et des médias digitaux, et positionner la Côte d’Ivoire comme un hub stratégique du digital », a-t-il dit.
Les ADMN/A 2025 se distinguent par une architecture de prix renouvelée. D’un côté, les « Prix Afrique », qui récompenseront les meilleures initiatives, innovations et personnalités numériques du continent, et de l’autre, les « Prix Côte d’Ivoire » pour valoriser et stimuler l’écosystème local.
Plus de 31 distinctions seront attribuées dans les domaines tels que l’information Web (médias numériques, journalistes digitaux, fact-checkers, influenceurs, créateurs de contenus, podcasts) et le digital (innovation technologique, intelligence artificielle, cyber sécurité et inclusion, éducation numérique).

À ces catégories s’ajoutent les prix spéciaux, symboles de l’esprit des ADMN/A. Selon M. Joël Nianzou il y aura le Prix CNPS (Caisse nationale de prévoyance sociale) du meilleur manager en entreprise digitale.
Il a annoncé, en outre, le Prix Sandrine Roland de la Meilleure initiative féminine, et le Prix Bruno Nabagné Koné de la souveraineté numérique africaine. M. Bruno Koné est l’actuel ministre ivoirien de la Construction, du logement et de l’urbanisme.
Des distinctions honorifiques seront décernées à ces Awards. « En marge de la cérémonie, nous rendrions hommage à des personnalités africaines ayant marqué de manière significative le secteur du numérique et des médias », a-t-il ajouté.
Ces distinctions honorifiques, dira-t-il, visent à célébrer des parcours inspirants et à encourager les générations futures. Elles seront attribuées par un jury international crédible et transparent comprenant des acteurs de l’écosystème des médias et du numérique.
L’évaluation des nominés repose sur un dispositif tripartite, à savoir un Observatoire technique, composé d’experts, chercheurs, journalistes spécialisés et de data analysts, chargé de la veille et de la sélection technique.
En outre, il y a l’Organe consultatif, regroupant régulateurs, ministères et organisations professionnelles, qui valide les propositions et veille à l’éthique. Et enfin, l’Organe statutaire de délibération, instance souveraine qui désigne les lauréats officiels.

« On ne candidate pas, c’est un monitoring sur 12 mois qui est opéré avec une veille média » par l’Observatoire technique, l’organe consultatif et l’Organe statutaire de délibération, instance souveraine qui désigne les lauréats officiels, a-t-il précisé, soulignant que les articles concernent les grands genres.
Raïssa Yao, représentant Femmes digitales connectées pour l’avenir, a annoncé que les femmes âgées de 18 à 40 ans et ayant un projet digital, sont invitées à s’inscrire auprès de l’organisation afin de participer les 20, 21 et 22 septembre 2025 à des formations sur le digital.
Pour les journées du 20 et du 21 septembre 2025, seulement 50 participantes seront retenues. Mais, toutes les autres inscrites pourront prendre part à cette éducation numérique le 22 septembre. A l’issue de ces formations, les meilleurs projets seront financés par des partenaires.
Elle a renseigné que sur 170 femmes déjà inscrites, l’on dénombre 24 issues d’autres pays africains. Outre, ces formations destinées aux femmes, il est prévue une formation sur les métiers du digital au profit de 1.000 jeunes.
Côte d’Ivoire Tourisme s’engage à transporter les participants étrangers, tout en leur offrant des parcours touristiques.
Sékou Ouattara, représentant le ministère ivoirien de la Communication, a salué cette initiative, soutenant que « le numérique représente un potentiel énorme pour les pays africains. »
AP/Sf/APA







