La police gambienne enquête sur la mort d’un jeune de 19 ans à Brikama, suspectée d’être liée à la consommation de kush, une drogue synthétique meurtrière qui provoque une crise sanitaire majeure en Afrique de l’Ouest.
La police gambienne a ouvert une enquête après la mort de Dawda Ceesay, 19 ans, originaire de Manduar, décédé vendredi à l’hôpital de district de Brikama, à plus de 30 kilomètres, au sud-ouest de Banjul.
Selon les premiers éléments, son décès serait lié à la consommation de kush, une drogue synthétique extrêmement dangereuse qui ravage l’Afrique de l’Ouest. Le corps a été transféré à la morgue pour un éventuel examen post-mortem.
La Gambia Police Force a mis en garde le public, notamment les jeunes, contre la consommation de kush et d’autres substances nocives, rappelant les risques graves qu’elles posent à la santé et à la vie.
Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte de crise sanitaire régionale sans précédent. Selon un rapport publié en février par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) et l’Institut Clingendael, le kush, qui combine opioïdes de synthèse et cannabinoïdes artificiels, a fait son apparition en Sierra Léone avant de se répandre au Libéria, en Guinée, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Sénégal. Les présidents de la Sierra Léone et du Libéria ont même déclaré l’état d’urgence en 2024 face à l’ampleur des ravages.
Les chercheurs soulignent que l’un des composés détectés dans le kush, le protonitazepyne, serait 25 fois plus puissant que le fentanyl, faisant de cette drogue une menace d’une gravité exceptionnelle. Sa production locale, désormais bien structurée, alimente un marché régional, avec des conséquences humaines et sociales dramatiques, poussant les experts à appeler à une mobilisation internationale urgente.
AC/Sf/APA







