Les électeurs camerounais disposent depuis ce mercredi 27 août 2025 d’un délai pour vérifier leur inscription sur les listes électorales, une étape clé dans la préparation du scrutin présidentiel du 12 octobre, marqué par une opposition partagée et la candidature du président sortant Paul Biya.
Elections Cameroon (ELECAM) a annoncé ce mercredi la mise à disposition des listes électorales pour consultation et vérification, dans le cadre des préparatifs du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025.
Selon un communiqué signé par le Directeur général d’ELECAM, Dr Erik Essousse, les électeurs et les partis politiques peuvent vérifier leur inscription auprès des antennes communales ou en ligne via le site officiel de l’institution. Les citoyens disposent jusqu’au 10 septembre 2025 pour signaler toute irrégularité ou omission constatée, soit auprès de la commission de révision, soit auprès de la commission départementale de supervision.
Cette annonce intervient après l’étape officielle, tenue le 11 août 2025 à Yaoundé, où les candidats à la présidentielle ont choisi leurs éléments graphiques distinctifs pour les bulletins de vote. Sur les 83 dossiers déposés initialement, seulement 12 candidatures ont été validées, dont celle du président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, qui brigue un huitième mandat. Parmi les candidats figurent également plusieurs figures de l’opposition, telles qu’Ateki Seta Caxton, Bello Bouba Maigari, Osih Joshua et Akere Muna.
Le scrutin suscite un suivi particulier en raison du rejet de certaines candidatures, dont celle de Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Kamto, arrivé deuxième en 2018 avec plus de 14% des voix, a vu sa candidature invalidée par ELECAM le 26 juillet 2025 pour « pluralité d’investiture », décision confirmée par le Conseil constitutionnel le 5 août. Il dénonce une « manœuvre délibérée » du régime RDPC pour l’écarter et appelle ses partisans à rester mobilisés malgré cette exclusion.
De son côté, le président d’ELECAM, Enow Abraham Egbe, a souligné l’importance du choix des sigles et couleurs, qui contribue à la clarté du vote pour les électeurs dans un paysage politique marqué par une pluralité de partis.
AC/Sf/APA






