Le ministre d’État nigérian aux Ressources pétrolières, le sénateur Heineken Lokpobiri, a déclaré que le Nigéria visait une production de pétrole brut de 2,5 millions de barils par jour (mbj).
S’exprimant mercredi à Abuja lors d’un séminaire de direction du ministère des Ressources pétrolières, le ministre nigérian du Pétrole a souligné que le maintien des investissements et l’intensification des activités d’exploration étaient essentiels pour atteindre l’objectif de production fixé à 2,5 mbj, et accroître les réserves d’hydrocarbures du pays.
Il a exhorté les participants à élaborer un cadre global visant à augmenter la production, développer les réserves et renforcer la contribution du secteur au développement économique national.
« Je vous remercie pour cette initiative, mais je ne veux pas qu’il s’agisse d’une simple discussion.
En fin de compte, je souhaite disposer d’un cadre clair indiquant comment nous pouvons consolider nos acquis. Je veux savoir comment nous pouvons atteindre les 2,5 mbj.
Je sais que nous sommes sur la bonne voie, mais la production de pétrole et de gaz ne pourra progresser durablement que si les investissements sont maintenus », a-t-il déclaré.
M. Lokpobiri a affirmé que le Nigéria conservait une position stratégique sur le marché mondial de l’énergie et pouvait tirer parti de son évolution pour attirer davantage d’investissements et accroître ses recettes.
Selon lui, l’administration du président Bola Tinubu a enregistré des progrès significatifs dans le secteur au cours des trois dernières années, la production de pétrole brut étant passée d’environ 1 million à 1,8 million de barils par jour.
Il a également révélé que le nombre de plateformes de forage actives était passé de moins de 10 à plus de 60 au cours de cette période.
Le ministre a estimé que les réformes mises en œuvre par le gouvernement fédéral avaient restauré la confiance des investisseurs, faisant du Nigeria l’une des destinations les plus attractives au monde pour les investissements pétroliers et gaziers.
Il a ajouté que, malgré des réserves de pétrole brut estimées à 37 milliards de barils et d’importantes réserves de gaz, le Nigeria n’avait exploité qu’une fraction de son potentiel en hydrocarbures.
« Nous n’avons pas encore exploré 25 % de notre potentiel. Nous avons besoin d’un cadre clair pour développer les activités d’exploration et valoriser nos réserves », a-t-il déclaré.
Selon lui, le pays suscite un intérêt croissant de la part d’investisseurs venus d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord, en raison de sa position stratégique sur le marché mondial de l’énergie.
Il a également indiqué que le débat énergétique mondial évoluait, passant de la transition énergétique à la sécurité énergétique et au concept de mix énergétique, le pétrole et le gaz devant demeurer les principales sources d’énergie dans un avenir prévisible.
« En tant que membre influent de l’OPEP, le Nigéria doit élaborer des politiques qui favorisent la croissance du secteur pétrolier et gazier tout en renforçant sa position sur la scène énergétique mondiale », a-t-il affirmé.
Le thème de cette retraite est : « Améliorer la performance institutionnelle et la redevabilité dans le secteur pétrolier pour un développement national durable ».
GIK/fss/te/Sf/APA






