L’ONU estime que les consultations en cours avec l’Union africaine (UA) constituent une étape importante pour rapprocher les positions des différentes parties libyennes et créer les conditions d’un consensus politique susceptible d’ouvrir la voie à une sortie durable de la crise.
La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Hanna Tetteh, a informé le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine des derniers développements politiques et sécuritaires dans le pays, mettant en avant les efforts de médiation menés par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) pour relancer la transition politique.
Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, a présenté au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine un état des lieux de la situation politique et sécuritaire du pays, selon un communiqué publié par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL).
Lors de cette réunion tenue en visioconférence, la responsable onusienne a détaillé les initiatives engagées par la mission pour soutenir les efforts de paix et de stabilité. Elle a notamment évoqué la mise en œuvre de la feuille de route des Nations Unies à travers les consultations du mécanisme de « mini-dialogue » ainsi que le suivi des recommandations issues du Dialogue structuré organisé sous l’égide de la MANUL.
Hanna Tetteh a également informé les membres du Conseil des avancées liées au processus de réconciliation nationale et à la situation des droits de l’homme. Elle a souligné l’importance d’une coopération renforcée entre les Nations Unies et l’Union africaine afin d’accompagner les efforts visant à parvenir à un règlement durable de la crise libyenne.
Cette séance d’information intervient dans le prolongement de la feuille de route présentée par la diplomate onusienne devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce plan vise à conduire la Libye vers l’organisation d’élections nationales et la réunification des institutions du pays, dans un contexte marqué par la persistance des divisions politiques.
Pour sortir de l’impasse, la MANUL a mis en place un mécanisme de dialogue restreint, connu sous le nom de comité « 4+4 », après l’échec de la Chambre des représentants et du Haut Conseil d’État à s’entendre sur les amendements aux lois électorales et sur la composition du conseil de la Haute Commission électorale nationale.
La première réunion de ce comité s’est tenue à Rome le 29 avril en présence de représentants de l’est et de l’ouest du pays. Elle a débouché sur une recommandation concernant le mécanisme de reconstitution du conseil d’administration de l’instance électorale. Deux autres sessions ont suivi à Tunis, les 12 mai et 5 juin. Selon la MANUL, ces discussions ont permis des échanges jugés constructifs sur les cadres constitutionnels et juridiques nécessaires à la tenue de futures élections générales.
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