La République centrafricaine a lancé un projet solaire de 60 mégawatts soutenu par les Émiratis et visant à renforcer son réseau électrique et à réduire les coupures dans la capitale et ses environs.
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a procédé jeudi à Bangui à la pose de la première pierre du « Champ solaire Sakai 2 », un projet d’une capacité prévue de 60 mégawatts, destiné à renforcer l’approvisionnement électrique du pays.
La cérémonie, organisée dans la troisième circonscription de la commune de Bimbo, à l’ouest de Bangui, s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, de hauts responsables du secteur énergétique et d’une délégation de la société émiratie Global South Utilities Power, principal bailleur du projet estimé à 90 millions de dollars.
Prévu sur huit mois de travaux, le « Champ solaire Sakai 2 » figure parmi les plus importantes installations solaires de la République centrafricaine. Il doit contribuer à améliorer la stabilité du réseau national, réduire les coupures fréquentes et fournir de l’électricité à des milliers de foyers, tout en soutenant les activités économiques et industrielles.
Depuis 2016, la capacité de production nationale est passée de 28 MW à plus de 100 MW grâce à des investissements soutenus par des partenaires internationaux. Ce nouveau projet s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de diversification énergétique et de promotion des énergies renouvelables.
Touadéra a salué « la solidité des relations fraternelles » entre Bangui et Abou Dhabi, qualifiant les Émirats arabes unis de « partenaire stratégique » ayant déjà accompagné la RCA dans des projets vitaux.
De son côté, Ali Al Shammari, directeur général de Global South Utilities Power, a souligné que cette initiative illustre une « coopération efficace entre le secteur privé et les partenaires publics en Afrique », promettant le respect des délais et des standards de qualité, ainsi que la formation de compétences locales pour garantir la pérennité de l’installation.
Le chantier devrait générer des emplois directs et indirects et favoriser le transfert de savoir-faire dans le domaine solaire, une étape que le chef de l’État a qualifiée d’« importante vers un avenir énergétique durable » pour le pays.
AC/Sf/APA






