Le ministre égyptien des Affaires étrangères a annoncé que 5 000 policiers palestiniens seront choisis et entraîné par Le Caire afin de combler le vide à Gaza.
Pour combler le vide sécuritaire en cours dans l’enclave palestinienne, le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty a annoncé que l’Egypte a commencé la formation de 5 000 policiers palestiniens. Ils seront déployés sous le contrôle de l’Autorité palestinienne dans le cadre de la période de transition.
Dans son discours, le ministre Badr Abdelatty a insisté sur l’objectif principal de l’Egypte : revenir à la proposition initiale d’un cessez-le-feu de 60 jours, comprenant la libération de certains otages et prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée sans entrave et sans condition de l’aide humanitaire et médicale à Gaza.
Le ministre a également ajouté que Le Caire travaille conjointement avec le Qatar et les États-Unis pour relancer une trêve et mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas.
Concernant les demandes faites au Hamas de déposer les armes, Badr Abdelatty a déclaré à Sky News Arabia que l’établissement d’un horizon politique en faveur de la création d’un Etat palestinien sera garanti par l’unité et l’exclusivité des armes aux mains de l’État.
5 000 agents en formation
« La liste précise des membres de la police palestinienne actuellement formés dans des camps égyptiens, en collaboration avec la Jordanie, a été finalisée en vue d’un déploiement à Gaza », a-t-il précisé. Il a jouté que « le déploiement des éléments de police et la question de la reconstruction de la bande de Gaza seront placés sous la tutelle du premier ministre palestinien, qui assistera à la Conférence internationale du Caire pour la reconstruction de Gaza prévue après l’obtention d’un cessez-le-feu. »
Le ministre égyptien a également critiqué les tentatives d’Israël de déplacer les Palestiniens, affirmant qu’« il n’y a aucune justification légale ou morale pour les expulser de leur terre ». Il a précisé qu’un tel cas de figure empêcherait leur retour, ajoutant qu’Israël souhaite simplement leur donner un « ticket de sortie ».
« Une occupation militaire sans réalisation effective des droits du peuple palestinien ne réalisera aucun des objectifs d’Israël. Cela ne garantira ni la sécurité ni la stabilité d’Israël », a ajouté Abdelatty.
A cet égard, le ministre égyptien a souligné que « la sécurité d’Israël ne sera réalisée que par une réponse sérieuse incluant les droits légitimes du peuple palestinien. Et, en premier lieu, l’établissement d’un État indépendant et souverain ».
Il a également insisté sur le fait que « la force ne conduira pas à la paix, mais augmentera la complexité de la scène régionale ».
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