Le ministère tunisien de la Santé a déclaré 28 plages impropres à la baignade pour la saison estivale 2025, en raison de niveaux alarmants de pollution. La contamination provient principalement de rejets d’eaux usées non traitées et d’une activité industrielle incontrôlée, notamment dans les régions côtières du Grand Tunis.
La liste, publiée fin juin, englobe plusieurs plages de la capitale et de sa périphérie, dont certaines pourtant très fréquentées par les familles tunisiennes en quête de fraîcheur estivale. Malgré les interdictions officielles, des baigneurs continuent de s’y rendre, souvent par manque d’alternatives accessibles ou d’informations visibles sur les risques sanitaires.
Parmi les zones concernées, des sites emblématiques comme la plage de La Goulette – destination populaire en été – figurent désormais sur la liste noire. Cette décision repose sur des analyses montrant une contamination bactérienne élevée, avec présence de streptocoques et de salmonelles pouvant causer des infections dermatologiques, digestives et respiratoires.
Selon les autorités sanitaires, ces interdictions sont temporaires et feront l’objet d’une réévaluation périodique. Néanmoins, la situation met en lumière les retards chroniques en matière de gestion des eaux usées, de traitement des effluents industriels et de protection du littoral tunisien. Dans certaines zones, les problèmes de pollution datent de plusieurs décennies, sans solution structurelle à ce jour.
Les organisations environnementales locales appellent à des mesures urgentes pour restaurer la qualité des eaux de baignade, renforcer la surveillance des rejets polluants et améliorer la sensibilisation du public. À l’heure où les températures grimpent et quand les plages représentent un des rares loisirs accessibles pour de nombreuses familles, l’impropriété des eaux met à mal le droit à un environnement sain et le bien-être estival des citoyens.





