Abidjan abrite, du 5 au 8 août 2025, un atelier régional de revue à mi-parcours de la mise en œuvre du Programme régional d’appui aux organisations professionnelles et paysannes agricoles en Afrique de l’Ouest (PRAOP3).
Pendant trois jours à Abidjan, se tiendra la revue à mi-parcours du programme d’appui aux organisations professionnelles et paysannes agricoles en Afrique de l’Ouest (PRAOP3), qui est à sa phase 3, bénéficie du soutien financier de la Commission de l’organisation et de la Coopération suisse.
Piloté par la Cédéao à travers son Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), il est réalisé dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, à travers la mise en place de mini-fermes laitières de type familial, de fermes laitières intensives, des modèles de centres de collecte multiservices, de mini-laiteries de transformation et des plateformes d’innovation au service des acteurs.
Après deux années d’exécution technique et de réalisation opérationnelle des projets de terrain, il est apparu nécessaire de permettre aux structures partenaires de porter un regard critique sur leurs interventions. Dans cette perspective, la Commission a initié cet atelier.
À l’ouverture de l’atelier ce mardi 5 août 2025, Mme Massandjé Touré Litse, Commissaire aux Affaires économiques et à l’agriculture de la Cédéao, a souligné que le PRAOP3 s’inscrit dans le cadre de la politique agricole régionale de la Cédéao.
Il constitue, selon elle, l’une des initiatives « phares » qui participent à l’opérationnalisation de la stratégie régionale d’appui à l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-sylvopastoral et halieutique au niveau de la Cédéao, mais aussi dans la stratégie de promotion de la filière du lait local.
Ce projet vise à contribuer à la réduction du chômage, de l’exode rural et de l’immigration incontrôlée des jeunes ouest-africains, à travers leur insertion durable dans le secteur agrosylvopastoral et halieutique et dans la filière lait, a dit Mme Massandjé.
Ce projet est exécuté autour de trois axes, notamment la promotion de modèles technico- économiques de renforcement de l’employabilité des jeunes dans les chaînes de valeur agrosylvopastorale et halieutique, et la promotion du lait local.
À cela s’ajoutent la création d’un environnement favorable au développement des chaînes de valeur sur la filière lait local, le renforcement des capacités opérationnelles et le pilotage stratégique de la Commission de la Cédéao.
Le PRAOP3 ambitionne de soutenir le développement de 24 modèles technico-économiques portés par les organisations professionnelles en vue de l’insertion de jeunes dans les chaînes de valeur lait local. Il envisage également de favoriser la création de 17 500 emplois décents et rémunérateurs au profit des jeunes hommes et femmes dans les 11 pays de mise en œuvre des initiatives pilotes.
Mme Massandjé a confié que l’atelier s’inscrit, en outre, dans le cadre de la culture de redevabilité et de recherche d’efficacité et d’impact. Il engage les porteurs de projets de terrain et la coordination régionale à procéder par eux-mêmes à une revue à mi-parcours des performances de cette initiative dédiée à l’insertion des jeunes dans la filière du lait local.
Le colonel Guillaume Dadi Seri Kpa, inspecteur général, représentant le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, a salué cette initiative qui représente une « formidable opportunité de développement et de transformation de la filière du lait local, et une réponse concrète aux défis de l’emploi des jeunes ».
Il a souligné la nécessité « d’intensifier » les actions concertées dans l’espace régional, afin « d’inverser la tendance et de faire de la jeunesse un véritable moteur de création de richesses pour les États ».
Dans cette dynamique, le colonel Seri Kpa a soutenu que le choix de la filière lait comme levier d’intervention du programme est « pertinent ».
Le colonel Dadi Seri Kpa a fait observer que ce secteur souffre d’une faible insertion sur le marché, et que la question de la transformation demeure un enjeu majeur. Cet atelier permettra d’évaluer la situation actuelle des projets mis en œuvre sur le terrain, mais aussi de procéder à une analyse « critique des résultats intermédiaires obtenus, enfin, de mesurer l’écart par rapport aux objectifs fixés ».
AP/Sf/APA







