Les exportations nigérianes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont atteint 14,78 millions de tonnes en 2025, contre 13,78 millions en 2024, générant une valeur estimée à plus de 20 000 milliards de nairas et confirmant la place du Nigéria parmi les principaux exportateurs mondiaux de GNL.
Selon le Rapport mondial sur le GNL 2026, le Nigéria a exporté 14,78 millions de tonnes (Mt) de GNL en 2025, soit un million de tonnes de plus qu’en 2024. Au prix moyen mondial d’environ 990 dollars la tonne, ces exportations représentent une valeur estimée à 14,63 milliards de dollars, soit près de 20 060 milliards de nairas au taux de change officiel de 1.371 nairas pour un dollar. En 2024, les exportations de 13,78 Mt étaient évaluées à 13,78 milliards de dollars, soit environ 18 890 milliards de nairas.
D’après le quotidien nigérian Vanguard, le Nigéria a représenté 3,4 % des exportations mondiales de GNL en 2025, se classant au septième rang mondial, derrière les États-Unis, le Qatar, l’Australie, la Russie, la Malaisie et l’Indonésie.
Le rapport souligne que cette progression a contribué à la hausse des exportations africaines de GNL, qui ont augmenté de 1,8 Mt pour atteindre 39,77 Mt en 2025, malgré le recul observé en Algérie et en Égypte. L’Angola a également enregistré une hausse de 1,1 Mt, tandis que la Mauritanie et le Sénégal ont réalisé leurs premières exportations grâce au projet Grand Tortue Ahmeyim, avec un volume de 1,22 Mt.
À l’échelle mondiale, le commerce du GNL a progressé de 25,74 Mt, soit 6,3 %, pour atteindre un niveau record de 436,98 Mt en 2025. Cette croissance est principalement portée par l’augmentation de la production aux États-Unis (+22,3 Mt), au Qatar (+4,3 Mt), en Malaisie (+1,1 Mt), en Angola (+1,1 Mt) et au Nigeria (+1,0 Mt).
Le rapport précise que seuls les États-Unis (110,74 Mt), le Qatar (81,51 Mt), l’Australie (80,32 Mt), la Russie (30,52 Mt), la Malaisie (28,80 Mt) et l’Indonésie (16,55 Mt) ont exporté davantage de GNL que le Nigéria durant l’année.
Cette performance s’inscrit dans le cadre de l’initiative nigériane « Décennie du gaz », destinée à accroître la production et la valorisation du gaz naturel afin d’augmenter les recettes en devises. Le rapport relève toutefois que le secteur reste confronté à des défis liés à l’approvisionnement en gaz, à la sécurité des gazoducs et aux investissements dans l’amont pétro-gazier, même si une meilleure utilisation des infrastructures existantes a permis de soutenir la progression des exportations.
GIK/fss/te/Sf/APA







