Le Maroc célèbre ce mercredi la Fête du Trône, anniversaire de l’accession au pouvoir du roi Mohammed VI. Cette date résonne aussi à travers l’Afrique, associée à des événements historiques majeurs liés à la souveraineté, à la justice et à la mémoire politique sur le continent.
Le Maroc commémore le 30 juillet l’accession au trône de Mohammed VI en 1999. Des cérémonies officielles se déroulent à Rabat et dans les grandes villes, ponctuées de discours royaux et de remises de distinctions. Cette fête nationale incarne l’attachement du peuple marocain à la monarchie et la volonté de renforcer la cohésion autour des réformes politiques et économiques menées depuis un quart de siècle.
En Afrique du Sud, le 30 juillet 1993 correspond à l’adoption de la loi instituant la Commission vérité et réconciliation (TRC), présidée par l’archevêque Desmond Tutu. En cinq ans, cette instance a recueilli plus de 21 000 témoignages et accordé 849 amnisties, contribuant à la réconciliation nationale après les années d’apartheid. Ce modèle de justice transitionnelle a inspiré de nombreux pays dans le monde.
Plusieurs autres événements historiques africains sont liés à cette date. En 1921, le Parti communiste sud-africain (CPSA) est fondé à Cape Town, jouant un rôle déterminant dans la lutte contre l’apartheid. En 1974, la Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe) organise des élections législatives sous un régime répressif, à la veille de la guerre d’indépendance. En 1870, la Klipdrift Republic est proclamée par des mineurs dans le contexte de la ruée vers les diamants en Afrique australe.
Au plan international, l’ONU a désigné le 30 juillet comme Journée internationale de l’amitié depuis 2011, pour promouvoir la paix et le dialogue interculturel.
Ainsi, cette date symbolise sur le continent africain et au-delà une quête de souveraineté, de justice et de mémoire politique, où les commémorations nourrissent la construction d’un avenir partagé.
Sf/APA





