Ce nouvel épisode de violence illustre la fragilité structurelle du cessez-le-feu en Libye.
Des échanges de tirs ont éclaté lundi dans la capitale libyenne, marquant la fin d’une trêve de plusieurs semaines entre milices rivales.
Les combats ont été signalés dans les secteurs de la route Al-Tibisti et de la zone de Fernaj, selon des témoins locaux, tandis que des véhicules blindés ont été déployés dans plusieurs quartiers.
Les affrontements opposent les forces spéciales de dissuasion (Al-Rada) à des unités de la sécurité publique relevant du ministère de l’Intérieur.
Ces tensions surviennent après que les forces Al-Rada ont annoncé avoir repris certaines de leurs anciennes positions.
Les unités de médiation chargées de maintenir la trêve se sont, quant à elles, retirées.
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent un incendie dans le cimetière Sidi Mandir, alimentant les appels des habitants à une intervention urgente des secours.
L’origine des violences est attribuée à l’assassinat du chef de la force de stabilisation, Abdelghani al-Kikli, survenu récemment.
Un accord conclu précédemment entre le chef du gouvernement d’unité nationale, Abdelhamid Dbeibah, et le président du Conseil présidentiel, Mohamed el-Menfi, prévoyait pourtant la démilitarisation de Tripoli, à la suite d’un regain de tensions en mai.
SL/ac/APA






