La Libye abrite plus de 858.000 migrants début 2025, en hausse de 4 %, principalement en raison du conflit au Soudan, selon l’OIM.
La Libye comptait plus de 858.000 migrants au cours des deux premiers mois de 2025, soit une hausse de 4 % par rapport à décembre 2024.
Cette hausse du nombre de migrants confirme le rôle hybride de la Libye en tant que terre de destination et de transit.
Selon le dernier rapport de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) publié par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Ce chiffre, en progression par rapport aux 824.131 personnes recensées à la fin de l’année précédente, s’explique en grande partie par l’afflux de ressortissants fuyant le conflit en cours au Soudan.
Les Soudanais représentent désormais 31 % de l’ensemble des migrants en Libye, suivis des ressortissants du Niger (22 %), d’Égypte (20 %) et du Tchad (10 %).
À eux seuls, ces quatre nationalités composent 83 % de la population migrante présente sur le territoire libyen, qui comprend au total 46 nationalités.
Les hommes représentent 78 % des migrants, les femmes et les enfants constituant les 22 % restants.
Sur le plan géographique, 52 % des migrants sont établis dans l’ouest de la Libye, en raison d’opportunités d’emploi dans les secteurs du bâtiment et de la manufacture.
L’est en accueille 35 %, tandis que Tripoli regroupe 15 % de la population migrante. Les villes côtières de Misrata et Benghazi en concentrent chacune environ 10 %.
L’OIM souligne la persistance de difficultés humanitaires aiguës.
Ainsi, 76 % des migrants n’ont pas accès aux soins de santé, en raison notamment du coût élevé et de la qualité insuffisante des services.
L’éducation constitue un autre point critique : 65 % des enfants migrants en âge scolaire ne sont pas scolarisés. Les principaux freins identifiés sont d’ordre économique, administratif et linguistique.
SL/ac/APA







