Le président nigérian Bola Tinubu prévoit de rencontrer les dirigeants des sociétés de production d’électricité (Gencos) afin de trouver une solution urgente à la dette colossale de 4 000 milliards de nairas qui menace de paralyser la chaîne d’approvisionnement en électricité du pays.
La rencontre prévue entre le Président Tinubu et le producteurs d’électricité fait suite à une réunion de haut niveau tenue mardi à Abuja entre le ministre de l’Énergie, Adebayo Adelabu, et les présidents des Gencos. Selon un communiqué du ministère publié dimanche, la rencontre a eu lieu dans un contexte d’inquiétudes croissantes quant à un possible effondrement du réseau national, provoqué par les contraintes de liquidités dans le secteur.
Le gouvernement fédéral s’est engagé à prendre des mesures immédiates pour apurer cette dette, répartie entre 2 000 milliards de nairas dus pour l’électricité fournie en 2024 et 1 900 milliards représentant des arriérés accumulés.
Selon Bolaji Tunji, conseiller spécial du ministre pour la communication stratégique, le gouvernement prévoit de régler une partie importante de cette dette en espèces et d’échelonner le reste sous forme d’instruments financiers, notamment des billets à ordre, sur une période de six mois.
Cette proposition devrait être présentée au président Tinubu lors de la réunion à venir avec les dirigeants des Gencos. « Il est impératif de rembourser une part significative de la dette en liquidités. Ensuite, nous pourrons recourir à des instruments de dette pour le solde », a déclaré le ministre Adelabu, qualifiant la situation de crise nationale.
Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de stabiliser le secteur afin d’éviter un effondrement du système électrique.
À ce stade, aucune date précise n’a été communiquée pour la rencontre avec le président. D’après le conseiller aux médias, les discussions se poursuivent encore entre les différentes parties prenantes.
Les Gencos étaient représentées par le colonel Sani Bello (retraité), président de Mainstream Energy Solutions et dirigeant de l’Association des sociétés de production d’électricité. Celui-ci a tiré la sonnette d’alarme, soulignant que la dette croissante et les difficultés de trésorerie menaçaient la viabilité du secteur.
« Le poids de la dette freine nos opérations et limite notre capacité à financer la maintenance et la modernisation des infrastructures. Sans intervention rapide, tout l’écosystème énergétique pourrait s’effondrer », a averti M. Bello.
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