Le ministère des Finances algérien a annoncé l’élargissement de l’assiette fiscale aux personnes tirant des revenus d’activités commerciales ou de services en ligne, même sans statut officiel ou immatriculation.
La mesure de taxation des revenus tirés des activités digitales, décidée par l’Etat algérien, marque un tournant dans l’adaptation de la fiscalité nationale à l’économie numérique , en plein essor. Elle cible particulièrement les détenteurs de pages numériques proposant des biens ou des prestations rémunérées, ainsi que toute personne recevant des paiements par voie bancaire, postale ou électronique.
Présentée comme un outil de lutte contre l’évasion fiscale, cette initiative vise à instaurer une équité entre les acteurs économiques traditionnels, assujettis aux charges fiscales, et ceux opérant dans l’économie numérique informelle.
Elle s’inscrit également dans une démarche de régulation du marché digital, souvent marqué par des pratiques non encadrées, voire frauduleuses, en raison de l’absence d’un cadre fiscal adapté.
Le président de l’Organisation nationale pour la protection des consommateurs a salué cette décision, y voyant un levier pour mieux encadrer les transactions en ligne et renforcer la protection des acheteurs contre les arnaques.
Sur le plan juridique, des spécialistes rappellent que cette mesure s’appuie sur la loi de finances 2022, qui impose déjà la déclaration des revenus issus d’activités lucratives régulières.
SL/te/Sf/APA






