La 15ᵉ Conférence des Parties à la Convention de Ramsar sur les zones humides (COP15) s’est ouverte mercredi à Victoria Falls, au Zimbabwe, en présence de délégués venus de 172 pays.
Organisée du 23 au 31 juillet sous le thème « Protéger les zones humides pour notre avenir commun », cette édition vise à aboutir à l’adoption de la Déclaration de Victoria Falls, qui devrait marquer un tournant dans les engagements mondiaux en faveur de la restauration des zones humides. Parmi les mesures phares attendues figure la création d’un Fonds mondial dédié à leur préservation.
La ministre zimbabwéenne de l’Environnement, Evelyn Ndlovu, a insisté sur l’urgence d’une action concertée : « La protection des zones humides dépasse le cadre environnemental. C’est un impératif climatique, hydrologique et de développement », a-t-elle affirmé.
Elle a annoncé le lancement de plusieurs initiatives lors de cette COP, notamment la plateforme Global Wetland Watch pour le suivi en temps réel, et la mise en place d’un Réseau africain d’observatoires des zones humides. L’objectif est aussi d’intégrer ces écosystèmes dans les politiques nationales sur le climat et la biodiversité, en valorisant des mécanismes comme l’accréditation des villes humides.
Le secrétaire général de la Convention, Musonda Mumba, a salué un moment historique pour le continent.
« Cette conférence n’est pas seulement intergouvernementale ; elle unit science, diplomatie et communautés autour d’un objectif commun », a-t-il indiqué.
La Convention de Ramsar, adoptée en 1971, est le seul traité international consacré exclusivement à la préservation des zones humides. À ce jour, plus de 2 500 sites Ramsar sont enregistrés dans le monde.
Ratifiant la Convention en 2012, le Zimbabwe compte aujourd’hui sept sites Ramsar, dont le lac Chivero, Monavale Vlei et Mana Pools. Le pays accueillera également une visite de terrain dans la zone humide de Kasibo (Hwange), vitrine de ses efforts de restauration écologique.
Selon le secrétariat de la Convention, plus de 411 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970, et le déficit de financement pour leur préservation pourrait atteindre 550 milliards de dollars.
Le président Emmerson Mnangagwa est attendu dans les prochains jours pour l’ouverture officielle du sommet.
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