Le lancement d’un réseau énergétique intelligent sur le plateau sanitaire de Bab Saadoun a été annoncée le 17 février 2026 par le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafâa Bakkari. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique et vise à introduire un modèle innovant de gestion thermique au sein des infrastructures hospitalières, afin d’améliorer l’efficacité énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Le projet cible 17 établissements de santé, dont huit grands hôpitaux situés sur le plateau sanitaire de Bab Saadoun, première zone retenue en Tunisie pour la mise en œuvre de cette expérience pilote. Il bénéficie d’un financement sous forme de don de la Banque africaine de développement (BAD). Une réunion du comité de pilotage s’est tenue au siège du ministère de la Santé en présence du directeur de cabinet, Mabrouk Aounallah, et de partenaires techniques.
Selon un communiqué de l’ANME, les responsables ont présenté l’état d’avancement des études techniques, économiques et environnementales. Les travaux préparatoires ont été menés entre 2023 et 2024 avec l’appui du Programme des Nations Unies pour l’environnement et d’une coopération italienne.
L’objectif consiste à mutualiser la production et la distribution de froid et de chaleur via un système centralisé et intelligent, permettant d’optimiser la consommation énergétique dans un secteur public particulièrement énergivore.
Au-delà de son périmètre initial, le projet est présenté comme un modèle susceptible d’être étendu à d’autres infrastructures publiques. Le secteur de la santé figure parmi les plus grands consommateurs d’énergie dans les services publics, en raison de la continuité d’exploitation des équipements médicaux et des exigences climatiques spécifiques.
La réussite de cette phase pilote conditionnera la généralisation éventuelle de réseaux énergétiques intelligents à d’autres pôles hospitaliers du pays. Elle constitue un test grandeur nature de la capacité de la Tunisie à concilier modernisation des infrastructures publiques, maîtrise des coûts énergétiques et engagement en faveur de la transition écologique.
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