Réunie en assemblée ce samedi à N’Djaména, la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) a décidé de la suspension de sa grève entamée le 16 février.
Les enseignants de la ville de N’Djaména ont décidé de mettre une pause à leur mouvement de grève dans un contexte de forte tension. Réunie en assemblée générale extraordinaire ce samedi, la base a accepté de suspendre la grève pour laisser place aux négociations.
A la veille de cette assemblée, le bureau de la section provinciale du SET a été reçu par le médiateur de la République, Saleh Kebzabo. A cette rencontre, le médiateur a plaidé pour la suspension de la grève afin de donner une chance aux négociations.
D’après le Secrétaire général de la section, Abdelkader Djibia, le Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno a dépêché également un de ses conseillers spéciaux pour demander la suspension de la grève. Il a salué la solidarité des enseignants face aux intimidations du gouvernement.
Le 14 février, la section syndicale de N’Djaména a appelé ses membres à observer une grève de deux semaines. La section proteste contre le délai de négociation pour la signature du protocole d’accord sur la revalorisation de leurs indemnités.
Qualifiée d’irrégulière, le gouvernement a suspendu les salaires des grévistes en invoquant la loi 32 sur le droit de grève.
Entretemps, la section du Guéra a décrété une grève sèche à partir du 2 mars ; celle du Hadjer-Lamis appelle à observer une grève d’avertissement jusqu’au 4 mars.
CA/Sf/APA







