Au total, 311 agents de la Société nationale La Poste du Sénégal (SN La Poste) ont accepté un départ volontaire dans le cadre du plan de départs négociés mis en place par la direction et les partenaires sociaux.
L’annonce des départs volontaires à la SN La Poste a été faite, jeudi à Dakar, par les syndicats SYTPOSTE, SYNAPOSTE et SNTP, qui présentaient le bilan de cette opération. Selon eux, la sélection des agents concernés a été arrêtée à l’issue de séances de travail jugées rigoureuses entre la Direction générale et les représentants des travailleurs.
Le secrétaire général du SNTP, Ahmed Diouf, a indiqué que les agents ont signé leurs contrats en toute liberté et en parfaite connaissance des termes de l’accord conclu le 26 décembre entre la direction de La Poste et les trois syndicats.
Conformément à cet accord, les 311 agents bénéficient d’une prime équivalente à 30 mois de salaire brut moyen, totalement exonérée d’impôts, en plus des indemnités de fin de carrière et des congés payés.
Au total, 3 milliards 71 millions de francs CFA ont été versés aux bénéficiaires. M. Diouf a ajouté que le droit de désistement a été scrupuleusement respecté jusqu’à la dernière minute, même si la quasi-totalité des candidats ont finalement confirmé cet engagement.
L’intersyndicale a souligné que la réussite de cette première étape du plan social n’aurait pas été possible sans la forte volonté au sommet de l’État. Elle a précisé que la signature de l’accord ne constitue pas une fin en soi, mais marque le point de départ d’une nouvelle dynamique visant la renaissance du Groupe La Poste.
Par ailleurs, une seconde vague de départs volontaires est envisagée dans les prochains mois pour poursuivre le processus de restructuration.
Cette opération s’inscrit dans un contexte de difficultés financières et organisationnelles persistantes. La SN La Poste fait face à un endettement important, à une baisse des activités postales traditionnelles, à un sureffectif du personnel, à des retards dans le paiement de certaines charges et à une modernisation insuffisante des services, notamment dans le numérique et les services financiers.
L’intersyndicale appelle donc le gouvernement à mettre en œuvre rapidement les 14 autres mesures du plan de relance, estimant que la pérennité de l’entreprise et la sauvegarde des emplois en dépendent.
TE/Sf/APA







