Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a effectué mardi 14 juillet une visite fraternelle à Bahreïn pour réaffirmer le soutien total de l’Egypte à la sécurité du royaume après les récentes attaques iraniennes contre son territoire, annonce un communiqué de la présidence.
Reçu à Manama par le roi Hamad Bin Issa Al-Khalifa, quelques heures après sa visite officielle au Qatar, le président Al-Sissi a condamné « les attaques visant Bahreïn et réaffirmé le rejet par l’Egypte de toute atteinte à la sécurité des pays du Golfe ».
Le chef de l’Etat a qualifié ces frappes de « violation flagrante du droit international et d’escalade dangereuse menaçant la stabilité », ajoute le communiqué du porte-parole officiel de la présidence.
La même source a indiqué qu’Al-Sissi a réaffirmé le rejet par l’Egypte de « toute tentative de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de Bahreïn, des pays du Conseil de coopération du Golfe et de l’ensemble des Etats arabes ».
Il a également souligné que la sécurité des pays arabes constitue « une extension de la sécurité nationale égyptienne », poursuit le texte, notant que le chef de l’Etat égyptien a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts visant à préserver la stabilité régionale, à réduire les tensions actuelles et à privilégier le règlement pacifique des crises.
Le souverain bahreïni a, de son côté, exprimé sa reconnaissance pour le soutien de l’Egypte et les relations fraternelles unissant les deux pays.
Il a également salué la position égyptienne en faveur de la sécurité et de la stabilité des pays du Golfe et du monde arabe.
Le déplacement d’Al Sissi intervient quelques heures après que l’armée bahreïnie a annoncé avoir détruit « plusieurs attaques aériennes menées par l’Iran ce matin, mardi ».
Téhéran, via le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, a revendiqué le ciblage de la base aérienne de Cheikh Issa à Bahreïn.
L’Iran affirme viser ces pays arabes en raison de la présence de bases militaires américaines sur leurs territoires, en riposte directe aux bombardements menés par les États-Unis sur le sol iranien.
AK/Sf/APA







