Le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire (MMESS) veut franchir un nouveau cap dans sa politique d’inclusion financière, grâce à la mobilisation de 3 milliards de FCFA pour l’autonomisation économique des femmes et des jeunes entrepreneurs.
Cinq conventions ont été signées jeudi entre le MMESS et le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) afin de faciliter l’accès au financement des jeunes, des femmes, des très petites entreprises (TPE), des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Ces accords s’inscrivent dans le cadre du Programme d’accès au crédit et de financement inclusif (PACTIFU). Selon le ministère, la cérémonie a été présidée par le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, qui a salué un partenariat stratégique destiné à renforcer les mécanismes de financement inclusifs au Sénégal.
Intervenant lors de la cérémonie, l’administratrice générale du FONGIP, Mme Ndèye Fatou Mbodj, a souligné que l’inclusion financière va bien au-delà de l’ouverture d’un compte bancaire ou de l’octroi d’un crédit. Elle constitue, selon elle, un levier essentiel d’autonomisation économique, de lutte contre la pauvreté et de réduction des inégalités.
Le dispositif repose sur une convention-cadre et quatre conventions spécifiques relatives aux programmes FONAMIF, FDMI, PROGRESS et PLASEPRI. Grâce à une garantie d’un milliard de FCFA accordée par le FONGIP, le MMESS ambitionne de mobiliser jusqu’à trois milliards de FCFA de financements au profit des bénéficiaires ciblés.
Pour le Dr Alioune Dione, cet effet de levier permettra d’élargir les possibilités de financement en combinant les outils de la microfinance classique et ceux de la finance islamique. L’objectif est notamment de mieux répondre aux besoins de la diaspora sénégalaise, des entrepreneurs et des structures de l’économie sociale et solidaire.
Le ministre a toutefois rappelé que ce partenariat ne constitue qu’une étape vers la construction d’un écosystème financier plus inclusif. Fondée sur la transparence, la bonne gouvernance et un suivi rigoureux des engagements, cette collaboration doit contribuer à faire de l’inclusion financière un moteur durable de croissance économique et de développement social.
À travers cette initiative, le MMESS et le FONGIP entendent renforcer l’accès aux ressources financières pour les catégories traditionnellement exclues des circuits classiques de financement, tout en soutenant l’entrepreneuriat, l’investissement productif et la création de richesse sur l’ensemble du territoire national.
TE/Sf/APA






