La stratégie touristique ivoirienne porte ses fruits et s’impose désormais comme un pilier majeur de l’économie nationale. À l’occasion de la tribune d’échanges « Tout savoir sur », organisée ce mardi 21 juillet par le Centre d’Information et de communication gouvernementale (Cicg), Christian Bohouman, directeur de la communication et de la documentation au ministère du Tourisme et des Loisirs, a dressé un bilan particulièrement élogieux des retombées du plan national « Sublime Côte d’Ivoire ».
Les chiffres clés présentés, lors de cette tribune, témoignent de la vitalité retrouvée du secteur. Le tourisme contribue désormais à hauteur de 8,7% au Produit Intérieur Brut (PIB) de la République de Côte d’Ivoire (RCI).
Cette dynamique a permis la création de plus de 560 000 emplois à travers le pays, attirant un flux annuel estimé à 6,5 millions de visiteurs. Selon le directeur, cette performance remarquable est le fruit direct des investissements massifs consentis dans les infrastructures, mais aussi d’une arme stratégique : la diplomatie touristique.
L’Olympique de Marseille comme vitrine internationale
Pour illustrer le déploiement de cette diplomatie d’influence, Christian Bohouman a mis en avant la visite récente d’une délégation du club de football de l’Olympique de Marseille, présente en terre ivoirienne du 15 au 18 juillet. Ce partenariat d’envergure internationale représente l’un des cinq piliers de la stratégie ministérielle pour promouvoir la destination Côte d’Ivoire.
« Cette visibilité exceptionnelle a permis de mettre en lumière ce que notre pays offre de meilleur : la qualité de ses infrastructures, notamment sportives, la diversité de ses sites touristiques, la richesse de son patrimoine culturel, ainsi que l’hospitalité, la chaleur et l’enthousiasme qui caractérisent le peuple ivoirien », s’est réjoui le représentant du ministère.
Au-delà de l’impact financier immédiat, le gouvernement voit à long terme. La diplomatie touristique est appréhendée comme un véritable instrument de rayonnement géopolitique et culturel, un « soft power » destiné à asseoir la crédibilité du pays sur la scène mondiale.
« Elle ne se mesure pas uniquement au nombre de visiteurs accueillis », a rappelé M. Bohouman, ajoutant qu’« elle se mesure également à la qualité des partenariats conclus, aux investissements attirés, à la confiance que nous inspirons, à la notoriété que nous construisons et à la place que notre pays occupe progressivement dans l’imaginaire des voyageurs du monde entier. »
Le tourisme au cœur du soft power ivoirien
Pour soutenir cette ambition, la Côte d’Ivoire déploie une offensive multidimensionnelle à travers sa présence dans les grands salons internationaux, le lancement de campagnes numériques d’envergure, et l’implantation stratégique de bureaux de représentation à l’étranger.
Le pays compte actuellement 11 bureaux du tourisme opérationnels dans le monde, stratégiquement répartis entre l’Afrique (Maroc, Afrique du Sud, Nigeria), l’Europe (France, Italie, Espagne), l’Amérique (États-Unis, Canada, Brésil) ainsi que l’Asie et le Moyen-Orient (Chine, Qatar).
Ces antennes ont pour mission d’assurer une promotion continue de la destination, tout en tissant des liens étroits avec les tour-opérateurs, les compagnies aériennes, les médias spécialisés et les investisseurs potentiels. En participant activement aux grands rendez-vous mondiaux du secteur, la Côte d’Ivoire entend consolider son positionnement et capter de nouvelles parts de marché.
En transformant le tourisme en un levier de diplomatie économique, la Côte d’Ivoire ne cherche pas seulement à remplir ses hôtels, mais à affirmer son leadership régional et international.
« Le tourisme n’est pas seulement un secteur économique ; il est devenu un instrument d’influence, un levier de diplomatie économique et un puissant vecteur du rayonnement international de notre pays », a conclu Christian Bohouman, rappelant la responsabilité de l’institution à bâtir une destination toujours plus compétitive, innovante et ouverte sur le monde.
AP/APA







