Les autorités marocaines affirment «suivre avec préoccupation» les événements et les faits ayant conduit au décès d’un ressortissant marocain survenu à Bologne, en Italie. Elles demandent aux autorités italiennes compétentes qu’elles procèdent promptement à une enquête exhaustive pour faire toute la lumière sur les circonstances entourant ce décès, et qu’elles fournissent les éclaircissements nécessaires sur ce drame, selon un communiqué officiel publié mardi soir à Rabat.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger dit suivre « avec préoccupation les événements et les faits ayant conduit au décès d’un ressortissant marocain survenu à Bologne, en Italie» .
Abderrahim Fakir, un Marocain de 42 ans, est mort à Bologne à la suite d’une violente interpellation policière. L’affaire a provoqué des manifestants dans les rues, émaillées de heurts avec les forces de l’ordre.
Le communiqué ajoute que les autorités marocaines « ont demandé aux autorités italiennes compétentes qu’elles procèdent promptement à une enquête exhaustive pour faire toute la lumière sur les circonstances entourant ce décès, et qu’elles fournissent les éclaircissements nécessaires sur ce drame».
Les autorités marocaines ont également « exigé que les responsabilités soient établies et que soit garantie la pleine application des mesures et procédures légales requises », ajoute la même source.
Elles continueront « à suivre de très près ce dossier, dans le cadre de leur engagement constant à protéger les intérêts des Marocains résidant à l’étranger» , souligne le communiqué, notant que « des instructions fermes ont été données en ce sens à l’ambassade et au consulat général concernés, pour suivre l’évolution de cette affaire ». La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a réagi mardi sur X en soulignant : « Il est impératif que les éventuelles responsabilités soient établies avec la plus grande rigueur concernant le décès d’Abderrahim Fakir ». « La vérité doit être recherchée jusqu’au bout, sans préjugés ni complaisance pour quiconque », a-t-elle écrit.
Pour sa part, le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi a appelé à attendre les conclusions de l’enquête, déclarant au quotidien Il Messaggero que « personne n’est au-dessus des lois ».
AK/APA







