L’Association nigériane des rédacteurs en chef (NGE) a appelé les gouvernements à tous les niveaux et les citoyens à privilégier le dialogue avec les médias et à respecter la liberté de la presse.
Dans un communiqué signé mardi à Abuja par le président de l’Association nigériane des rédacteurs en chef (NGE), Eze Anaba, et son secrétaire général, Onuoha Ukeh, à l’issue de la réunion de son Comité permanent à Kano, la NGE s’est inquiétée de la multiplication des cas de harcèlement, d’intimidation et de poursuites visant des journalistes, notamment de la part des services de sécurité.
L’organisation a estimé que ces pratiques étaient susceptibles de porter atteinte à la liberté de la presse et à l’exercice légitime du métier de journaliste. Elle s’est notamment préoccupée de l’utilisation de la législation sur la cybercriminalité et d’autres textes de loi dans des situations pouvant restreindre l’activité journalistique.
Pour la NGE, la liberté de la presse constitue un pilier de la démocratie et de la bonne gouvernance. Elle a ainsi exhorté les autorités et les citoyens à privilégier un engagement constructif avec les médias plutôt que les menaces, l’intimidation ou la violence.
Elle a également conseillé aux particuliers et aux organisations ayant des griefs contre les médias de saisir le Médiateur des médias, mis en place conjointement par l’Association des éditeurs de journaux du Nigéria (NPAN), la NGE, le Syndicat nigérian des journalistes (NUJ) et l’Association des éditeurs en ligne d’entreprise (GOCOP).
À l’approche des élections générales de 2027, la NGE a par ailleurs appelé le gouvernement fédéral et la Commission électorale nationale indépendante (INEC) à garantir des conditions équitables à l’ensemble des partis politiques et des candidats.
Elle a demandé aux gouvernements fédéral et des États de créer un environnement permettant aux différentes formations politiques de mener librement et équitablement leurs campagnes, notamment à travers l’autorisation de l’affichage public légal des symboles des partis et de la diffusion de leurs slogans.
La NGE a aussi exhorté l’INEC et les autres agences impliquées dans l’organisation du scrutin à traiter les partis au pouvoir comme ceux de l’opposition de manière équitable et sans discrimination.
Selon l’organisation, ces dispositions doivent contribuer à renforcer la confiance du public et l’intégrité du processus électoral.
Elle a enfin appelé les responsables politiques et les partis à centrer leurs campagnes sur les enjeux, à éviter les discours incendiaires et à respecter les règles encadrant les campagnes électorales, alors que les préparatifs des élections de 2027 s’intensifient.
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