La première session de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Gao a examiné neuf affaires impliquant onze accusés. À l’issue des audiences, trois condamnations à mort, une peine de réclusion criminelle à perpétuité et trois acquittements ont été prononcés.
Organisées du 6 au 8 octobre, les audiences du TGI de GAO ont abouti à trois condamnations à mort, à une peine d’emprisonnement à perpétuité, et au prononcé de quatre peines de réclusion criminelle comprises entre dix et vingt ans, selon le bilan publié vendredi par l’Agence malienne de presse (AMAP).
Les neuf dossiers portaient sur deux assassinats, un meurtre, deux affaires de coups mortels, un viol et trois affaires d’atteintes sexuelles sur mineurs, qualifiées de « pédophilie » par l’agence officielle.
Au total, onze accusés ont comparu devant la juridiction. Les trois personnes acquittées ont été remises en liberté à l’issue de la session, tandis que les autres ont été condamnées à des peines allant de dix ans de réclusion criminelle à la peine capitale.
Les audiences étaient présidées par Gaoussou Sanogo, président du Tribunal de grande instance de Gao, en présence du procureur de la République, Mahamadou Coulibaly, ainsi que de représentants du ministère public et de l’Ordre des avocats.
Selon les responsables judiciaires locaux, les débats se sont déroulés dans le respect du principe du contradictoire et des droits de la défense. La tenue de cette première session vise à rapprocher la justice criminelle des populations de Gao et à limiter les déplacements vers d’autres juridictions.
La peine de mort demeure inscrite dans le Code pénal malien adopté en décembre 2024. Elle est notamment prévue pour certains assassinats et plusieurs infractions graves ayant entraîné la mort.
Dans les faits, le Mali observe un moratoire sur les exécutions depuis 1980. Amnesty International classe le pays parmi les États abolitionnistes de fait, une catégorie qui regroupe les pays ayant conservé la peine de mort dans leur législation, mais qui n’ont procédé à aucune exécution depuis de nombreuses années.
MD/te/Sf/APA





