L’administration Trump prévient qu’elle sanctionnera les acteurs responsables du blocage du processus politique libyen, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU vient de renouveler le mandat de sa mission dans le pays.
Les États-Unis ont durci leur discours à l’égard des acteurs libyens susceptibles de faire obstacle à la transition politique. Le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a averti que Washington n’hésiterait pas à imposer des sanctions et de «graves conséquences» aux individus et entités qui entraveraient délibérément le processus politique en Libye.
Cette mise en garde intervient dans le sillage du renouvellement du mandat de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) par le Conseil de sécurité.
Dans un message publié sur le réseau social X, le responsable américain a salué l’adoption de la résolution prorogeant d’un an le mandat de la mission onusienne. Il a estimé que les efforts de la MANUL complétaient les initiatives diplomatiques américaines visant à favoriser l’émergence d’une autorité exécutive unifiée, en mesure d’exercer pleinement la souveraineté de l’État libyen. Massad Boulos a également mis en garde contre toute exploitation de la période de transition à des fins d’enrichissement ou d’intérêts personnels.
Le conseiller de Donald Trump a présenté la situation actuelle comme une «occasion historique» de mettre un terme aux divisions politiques qui paralysent le pays. Il a notamment rappelé les dispositions de la résolution 2174 du Conseil de sécurité, qui prévoit des mesures restrictives contre les personnes et entités responsables d’actes menaçant la paix, la stabilité ou la sécurité de la Libye, notamment celles qui compromettent le processus politique. Washington entend ainsi donner une dimension coercitive à son engagement diplomatique.
Adoptée vendredi sous le numéro 2835, la nouvelle résolution du Conseil de sécurité a recueilli 13 voix favorables sur 15, tandis que la Russie et la Grèce se sont abstenues. Le texte réaffirme que toute feuille de route politique doit être conçue et conduite par les Libyens.
Il appelle les institutions et les principales parties prenantes à engager, sans conditions préalables ni retards, des négociations transparentes et à consentir les compromis nécessaires pour parvenir à des élections présidentielles et parlementaires libres, équitables et inclusives.
Le Conseil de sécurité a également exhorté les acteurs libyens à accélérer la réunification des institutions étatiques et à soutenir la formation d’un gouvernement unifié. Il a, par ailleurs, appelé les États membres à respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Libye, en s’abstenant de toute ingérence extérieure.
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