Le ministère sud-africain de l’Emploi et du Travail a mis en garde les employeurs qui embauchent des ressortissants étrangers en situation irrégulière, rappelant qu’ils s’exposent à des poursuites pénales.
La décision a été annoncée par les autorités sud-africaines de poursuivre les employeurs de migrants sans papiers, dans un contexte de renforcement des contrôles face aux préoccupations liées à l’immigration clandestine et au non-respect de la législation du travail dans plusieurs secteurs d’activité.
Cet avertissement fait suite à une opération conjointe menée mercredi dans le quartier des affaires du Cap, au cours de laquelle plusieurs travailleurs sans papiers ont été interpellés sur un chantier de construction.
L’intervention a mobilisé les services du ministère de l’Emploi et du Travail, du ministère de l’Intérieur, de la police sud-africaine ainsi que d’autres agences de sécurité.
Selon le porte-parole du ministère, Teboho Thejane, le secteur de la construction demeure particulièrement concerné, certains employeurs continuant de recourir à une main-d’œuvre sans papiers en violation des lois sur l’immigration.
« La violation de la législation sur l’immigration constitue une infraction grave et les personnes reconnues coupables feront l’objet de poursuites appropriées », a déclaré Teboho Thejane.
Il a ajouté que les employeurs en infraction seront poursuivis par le ministère de l’Intérieur, chargé de faire respecter les règles migratoires.
Depuis plusieurs années, l’Afrique du Sud fait face à une importante présence de migrants en situation irrégulière, principalement originaires des pays voisins. Cette situation alimente régulièrement les tensions politiques, les manifestations communautaires et des épisodes de violences xénophobes.
Les autorités ont par ailleurs intensifié les inspections sur les lieux de travail, estimant que l’emploi de travailleurs sans papiers fragilise les normes du travail et favorise les abus ainsi que l’exploitation.
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