L’Afrique du Sud et le Botswana s’apprêtent à signer un protocole d’accord visant à renforcer la gestion concertée de la qualité de l’eau et la lutte contre les espèces aquatiques invasives dans le bassin supérieur du fleuve Limpopo.
L’annonce d’un accord en vue pour la gestion concertée du bassin du Limpopo a été faite jeudi par le Département sud-africain de l’Eau et de l’Assainissement.
La signature de cet accord avec le Botswana interviendra à l’occasion de la visite de travail de la ministre sud-africaine de l’Eau et de l’Assainissement, Pemmy Majodina, à Gaborone, dans le cadre de la sixième session de la Commission binationale Afrique du Sud–Botswana.
Les deux pays partagent plusieurs cours d’eau transfrontaliers relevant du système du Haut-Limpopo, confronté depuis plusieurs années à une prolifération croissante d’espèces aquatiques invasives. Cette situation menace la sécurité hydrique, la biodiversité ainsi que les moyens de subsistance des communautés riveraines.
Parmi les principales espèces concernées figure la jacinthe d’eau, dont la propagation rapide a déjà obstrué plusieurs voies navigables du bassin, perturbant à la fois l’irrigation, l’approvisionnement en eau domestique et l’équilibre écologique des écosystèmes.
En tant que pays situés en amont, l’Afrique du Sud et le Botswana font face à une pression accrue pour contenir l’expansion de ces espèces avant qu’elles n’affectent davantage les pays en aval, notamment le Mozambique et le Zimbabwe.
Le bassin du Limpopo constitue une ressource essentielle pour près de 14 millions de personnes réparties entre quatre pays. Sa gestion est assurée par la Commission du cours d’eau du Limpopo, chargée de promouvoir une gouvernance coordonnée des ressources hydriques partagées.
Le système du Haut-Limpopo englobe plusieurs bassins versants majeurs d’Afrique du Sud, notamment Crocodile West, Marico, Mokolo et Mogalakwena, ainsi que des rivières botswanaises telles que Notwane, Lotsane, Motloutse, Mahalapye, Tswapong, Bonwapitse et Tuti.
Par ailleurs, Mme Majodina a participé à une réunion ministérielle préparatoire à la session de la Commission binationale. Les échanges ont notamment porté sur l’état d’avancement de l’étude de faisabilité du projet de transfert d’eau Lesotho–Botswana.
Ce projet prévoit la construction d’un pipeline de 700 kilomètres destiné à acheminer de l’eau à usage domestique, agricole et industriel vers le Botswana, le Lesotho et l’Afrique du Sud, à partir d’un futur barrage envisagé sur la rivière Makhaleng.
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