Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a poursuivi mardi 1er septembre, à Alger, les discussions sur le partenariat énergétique bilatéral, dont les ambitions dans l’hydrogène restent inscrites dans un horizon nettement plus lointain que les échanges actuels de gaz.
Reçu par le président Abdelmadjid Tebboune, le chef de la diplomatie allemande était accompagné d’une délégation économique. Son déplacement intervient après la visite du président algérien à Berlin en juillet, au cours de laquelle les deux pays avaient convenu d’intensifier leur coopération énergétique. L’énergie, l’industrie, les transports et les possibilités d’investissement figurent parmi les domaines mis en avant.
Berlin présente l’Algérie comme un fournisseur important de gaz pour l’Union européenne et comme un partenaire potentiel de la transition énergétique. Cette double position distingue une activité commerciale existante d’une filière appelée à se développer. L’importance future de l’hydrogène demeure une perspective défendue par les autorités, non un volume d’exportations déjà réalisé.
Le ministère allemand des Affaires étrangères rappelle ainsi l’ambition algérienne de couvrir jusqu’à 10% de la consommation européenne d’hydrogène d’ici 2040. Cette échéance donne la mesure du temps séparant les discussions actuelles de l’objectif annoncé. Elle ne doit pas être interprétée comme une part de marché déjà acquise ni comme une garantie sur les capacités qui seront effectivement installées.
Le partenariat énergétique existe depuis 2015. Son approfondissement diplomatique constitue donc une nouvelle étape d’une relation ancienne, plutôt qu’un démarrage. Pour apprécier sa portée industrielle, les objectifs devront être distingués des projets financés, des infrastructures disponibles et des livraisons effectives. Les éléments vérifiés sur cette visite établissent surtout la poursuite des discussions et la volonté politique de coopération.
MK/AK/Sf/APA







