La Banque Misr et l’agence publique égyptienne chargée du soutien aux PME ont conclu un accord de financement de 500 millions de livres égyptiennes, soit environ 10 millions de dollars, destiné à soutenir 2 500 projets et à favoriser la création d’emplois.
La Banque Misr et l’Agence égyptienne pour le développement des micro, petites et moyennes entreprises (MSMEDA) ont signé mercredi un accord de financement d’un montant de 500 millions de livres égyptiennes, soit environ 10 millions de dollars, selon un communiqué du Conseil des ministres.
L’enveloppe doit notamment financer l’acquisition de machines et d’équipements nécessaires au développement de 2n500 projets. L’objectif affiché est de soutenir l’activité des petites entreprises, de créer des opportunités d’emploi et de contribuer à la lutte contre le chômage.
Chaque microentrepreneur pourra bénéficier d’un prêt compris entre 80 000 et 400 000 livres égyptiennes, soit environ 1 600 à 8 000 dollars, selon la taille et les besoins de son activité. Les financements seront remboursables sur une période allant d’un à trois ans.
L’accord s’inscrit dans le cadre du projet « Enabling for Small-End Financing », destiné à accompagner l’expansion des petites entreprises, à améliorer les niveaux de revenus et à soutenir l’inclusion financière ainsi que l’intégration progressive des activités informelles dans l’économie formelle.
Les PME constituent « l’un des principaux piliers pour atteindre un développement économique durable », a déclaré Hossamuddin Abdel Wahab, vice-président de la Banque Misr.
L’enjeu est particulièrement important dans une économie où le travail informel reste largement répandu. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), sur la base d’une enquête sur la population active datant de 2021, 66,8 % des travailleurs en Égypte occupent un emploi informel, soit près de deux actifs sur trois. Une proportion également relevée dans un rapport de la Banque mondiale publié en 2023.
Selon les définitions retenues, l’économie informelle représente au minimum 37 % de l’économie égyptienne. Parallèlement, le taux de chômage s’est établi à 6,8 % en 2025 et atteignait 16,9 % chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans.
MK/AK/Sf/APA







