La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité un militaire reconnu coupable de l’assassinat de sa compagne, qu’il soupçonnait d’infidélité. L’accusé, qui conteste le verdict, a interjeté appel.
La justice burkinabè a condamné à la prison à vie un militaire poursuivi pour l’assassinat de sa compagne dans une affaire marquée par des accusations de jalousie et de préméditation, a rapporté le média en ligne Zoodomail.
Selon les éléments retenus par l’accusation, le militaire, marié et père de deux enfants, entretenait une relation avec Ata, qu’il soupçonnait d’infidélité. Les faits se seraient produits après une dispute au cours de laquelle la jeune femme lui aurait annoncé sa décision de mettre fin à leur relation.
Le parquet a soutenu qu’à la suite de cette altercation, l’accusé avait conduit sa compagne dans un lieu isolé avant de lui tirer dessus à six reprises, provoquant sa mort. Pour le ministère public, ces circonstances démontrent une volonté délibérée de donner la mort et caractérisent le crime d’assassinat.
À la barre, le militaire a rejeté l’idée d’un acte prémédité. Il a affirmé avoir agi dans un contexte de peur, de confusion et de difficultés personnelles, niant toute intention de tuer volontairement sa compagne.
La défense a plaidé la requalification des faits en meurtre, estimant que son client avait agi sous le choc émotionnel provoqué par la rupture et non dans le cadre d’un plan préparé à l’avance.
La partie civile avait réclamé plus de 60 millions de francs CFA de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi par la famille de la victime.
Dans son délibéré rendu le 2 avril 2026, la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I a finalement déclaré l’accusé coupable d’assassinat et l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts à la famille de la victime : 30 millions de FCFA à son enfant, 15 millions de FCFA à son père et 15 millions de FCFA à sa mère, ainsi que 500 000 FCFA au titre des frais exposés.
Contestant cette décision, le militaire a interjeté appel, ouvrant la voie à un nouvel examen du dossier devant la juridiction compétente.
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