Le gouvernement algérien a consacré sa réunion hebdomadaire à l’examen du Plan national jeunesse 2025-2029, présenté comme un « cadre d’action national intégré et unifié » destiné à répondre aux aspirations des jeunes.
Selon le communiqué officiel, ce document s’inscrit dans la continuité des engagements du président Abdelmadjid Tebboune, qui place la jeunesse au cœur du « développement national global et durable ». L’Exécutif affirme vouloir structurer l’action publique autour d’indicateurs de performance et d’un mécanisme d’évaluation.
Sur le plan politique, la démarche prolonge un discours récurrent depuis 2019, faisant de la jeunesse la « force de frappe » de la nouvelle Algérie. Les priorités avancées — promotion des start-up, soutien aux microentreprises, élargissement de la participation politique et régularisation de jeunes en situation précaire à l’étranger — traduisent une volonté d’articuler insertion économique et intégration institutionnelle. Toutefois, ces orientations reprennent en grande partie des dispositifs déjà annoncés lors de précédents plans sectoriels, ce qui pose la question de la capacité d’exécution et de la continuité administrative.
L’enjeu central demeure l’emploi. Dans un pays où la démographie reste dynamique, la pression sur le marché du travail est structurelle. La promotion de l’entrepreneuriat innovant constitue un levier mis en avant par les autorités, mais son impact dépendra de l’accès au financement, de la simplification administrative et de la stabilité réglementaire.
L’introduction d’indicateurs de performance dans le nouveau plan suggère une tentative de rationalisation, encore faudra-t-il que les résultats soient rendus publics et évalués de manière transparente.
Parallèlement, le Conseil a abordé la stratégie nationale de sécurité hydrique, avec un point sur les barrages de Sidi Khelifa à Tizi Ouzou et de Bouzina à Batna, ainsi que des projets d’infrastructures routières à Alger. L’examen simultané de ces dossiers souligne une approche transversale liant jeunesse, développement territorial et infrastructures. La question de l’accès à l’eau, dans un contexte climatique contraignant, conditionne directement l’activité agricole et donc l’emploi local.
MK/AK/Sf/APA






