Le gouvernement sénégalais veut accélérer la mise en œuvre du nouveau code de la route et vise son entrée en vigueur effective au plus tard d’ici la fin du premier semestre 2026, a annoncé mardi le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé.
S’exprimant lors d’un atelier national consacré à la finalisation de la partie réglementaire du futur texte, organisé à Saly-Portudal, le ministre sénégalais des Transports terrestres a indiqué que l’exécutif souhaite boucler la mise en œuvre du nouveau Code de la route dans les prochains mois. « Le deadline donné par le gouvernement, c’est de ne pas sortir du premier semestre 2026 pour l’application effective du nouveau code de la route », a déclaré Yankhoba Diémé, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Selon le ministre, ce futur code de la route introduira plusieurs innovations destinées à moderniser la gestion de la circulation et à renforcer la sécurité routière au Sénégal. Parmi les principales mesures figurent l’instauration du permis à points, déjà évoquée lors des états généraux des transports publics, la mise en place de la vidéo-verbalisation pour sanctionner certaines infractions à partir de caméras, ainsi que la digitalisation du paiement des amendes afin de simplifier les procédures et de limiter les contacts physiques.
Le texte prévoit également une réforme du processus d’obtention du permis de conduire et une professionnalisation accrue des chauffeurs, avec des formations plus structurées, notamment pour les conducteurs du transport public. La réforme prend aussi en compte la visite technique des véhicules, que les autorités entendent démocratiser tout en renforçant sa rigueur.
Le gouvernement souhaite par ailleurs durcir les sanctions contre les infractions routières. « L’idée est de revoir à la hausse le niveau de sanction de façon considérable, pour taper sur le porte-monnaie des récalcitrants », a expliqué le ministre.
D’après Yankhoba Diémé, les travaux techniques nécessaires à l’opérationnalisation du nouveau code de la route sont réalisés à environ 80 %, ce qui devrait permettre son adoption et son application progressive dans les prochains mois. Cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités de réduire les accidents de la circulation et de moderniser la gouvernance du secteur des transports au Sénégal.
TE/Sf/APA







