La dernière enquête sur les attentes des entreprises, publiée par la Banque centrale du Nigéria (CBN), révèle que les entreprises nigérianes ont identifié l’insécurité comme leur principal défi opérationnel en avril 2026, devant la multiplicité des taxes, les taux d’intérêt élevés et les frais bancaires.
Le rapport de la Banque centrale nigériane (CBN) indique que « les réponses à l’enquête d’avril 2026 ont révélé que l’insécurité (74,1 %), la multiplicité des taxes (70,5 %), les taux d’intérêt élevés (67,4 %), les frais bancaires élevés (62,8 %) et la concurrence (61,8 %) figuraient parmi les cinq principales contraintes pesant sur les entreprises, ce qui montre que l’environnement des affaires était davantage influencé par les risques et les coûts que par des facteurs liés à la demande ».
La CBN ajoute que ces résultats soulignent « la nécessité d’améliorer la sécurité, de mettre en place un environnement fiscal plus favorable et de réduire les coûts de financement afin d’améliorer la performance et la confiance des entreprises ».
Selon les médias locaux, l’enquête, menée du 6 au 10 avril 2026, a porté sur 1 900 entreprises des secteurs de l’industrie, des services et de l’agriculture, avec un taux de réponse de 99,4 %. Malgré les pressions liées à la sécurité et aux coûts, les entreprises ont conservé des perspectives économiques positives. Selon le rapport, l’indice de confiance est resté positif en avril 2026, bien qu’à un rythme plus lent que le mois précédent.
Le rapport souligne que tous les secteurs ont fait preuve d’optimisme quant à la situation macroéconomique, le secteur industriel affichant le niveau de confiance le plus élevé. Les répondants ont également anticipé une amélioration de l’activité économique en mai, juillet et octobre 2026.
Selon la Banque centrale du Nigéria (CBN), les perspectives macroéconomiques globales des entreprises s’établissaient à 3,9 points d’indice en avril 2026, tandis que les projections pour le mois suivant, les trois mois suivants et les six mois suivants s’élevaient respectivement à 16,9, 27,0 et 34,6 points d’indice.
Elle a précisé que cet optimisme était principalement dû à « l’amélioration des mesures de politique expansionniste (19 %), à un meilleur accès au financement (13 %) et aux perspectives de diversification économique (13 %) ». Cependant, les entreprises ont exprimé des inquiétudes quant aux « défis énergétiques persistants (35 %), aux problèmes de gouvernance (33 %) et aux incertitudes géopolitiques accrues (14 %) ».
L’analyse sectorielle a révélé que le secteur industriel affichait le niveau de confiance le plus élevé ce mois-ci, avec un indice de 8,8, suivi par l’agriculture (2,7 points) et les services (1,5 point).
Par ailleurs, le rapport met en évidence des disparités régionales dans le climat des affaires : les entreprises du nord du Nigéria se montrent plus optimistes que celles du sud. Le Nord-Est a enregistré les niveaux d’optimisme les plus élevés sur l’ensemble des périodes analysées, tandis que le Sud-Est et le Sud-Sud ont affiché des perspectives négatives pour le mois en cours, avec des indices respectifs de -11,9 et -10,6 points.
GIK/fss/te/Sf/APA






