Le ministère égyptien des Affaires étrangères et l’institution Al Azhar ont fermement condamné, dans deux communiqués distincts publiés jeudi 1er et vendredi 2 octobre, l’attaque visant une station électrique à Médine, en Arabie saoudite.
Dans son communiqué le ministère égyptien a réitéré le rejet total de l’Egypte de cette « violation flagrante », ainsi que de « la persistance des attaques et des tentatives visant à compromettre la sécurité et la stabilité du Royaume ».
« Cette démarche constitue une escalade dangereuse qui accentue les tensions dans l’ensemble de la région », précise le texte.
Le gouvernement égyptien a également indiqué s’opposer catégoriquement aux tentatives de porter atteinte à la sécurité et à la souveraineté saoudiennes.
Le Caire a affirmé sa pleine solidarité avec toutes les mesures prises par le Royaume pour préserver sa stabilité et son intégrité, tout en rappelant que la sécurité de l’Arabie saoudite fait partie intégrante de la sécurité nationale arabe et est étroitement liée à la sécurité nationale égyptienne.
De son côté, l’institution d’Al-Azhar, siège de la plus haute autorité de l’islam sunnite, a également condamné l’attaque avec « la plus grande fermeté », dans un communiqué sur sa page officielle, vendredi 2 octobre.
Elle a affirmé son rejet catégorique de cette agression qui « menace la sécurité de la ville du Messager de Dieu — que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui — et l’expose au danger ».
L’Arabie saoudite a accusé jeudi les Houthis pro-iraniens du Yémen d’avoir visé une infrastructure civile alimentant en électricité la mosquée du Prophète à Médine. La Ligue arabe a dénoncé une « dangereuse escalade ».
La coalition menée par l’Arabie saoudite a affirmé avoir intercepté trois missiles et quatre drones dans le sud du royaume entre jeudi soir et vendredi matin. Les Houthis ont de leur côté dénoncé une « agression saoudienne » contre Sanaa.
AK/Sf/APA





