Une ressortissante sud-africaine de 34 ans a été arrêtée à l’aéroport international Murtala-Muhammed de Lagos, au Nigéria, en possession de 36,65 kg de cocaïne, a annoncé dimanche l’Agence nigériane de lutte contre la drogue (NDLEA), sur fond d’autres affaires de trafic international de stupéfiants impliquant des passagers dans les aéroports nigérians.
Identifiée comme Qhina Beauty, la suspecte a été interpellée le 7 octobre alors qu’elle s’apprêtait à embarquer sur un vol de Qatar Airways à destination de l’Afrique du Sud, via Doha. La fouille de ses deux bagages a permis de découvrir 30 blocs de cocaïne, répartis dans sept paquets et mêlés à du piment séché, selon un communiqué de la NDLEA publié le 25 octobre.
Lors de son interrogatoire, la suspecte a déclaré être arrivée au Nigéria le 30 septembre dans le but de récupérer la cargaison. Elle aurait été recrutée par une autre ressortissante sud-africaine, qui lui aurait promis 20 000 rands après la livraison de la drogue.
Les investigations ont conduit, le 14 octobre, à l’arrestation d’Uchenna Victor Umunnakwe, un vendeur de voitures nigérian de 46 ans. Selon la NDLEA, il aurait reconnu avoir accueilli Qhina Beauty à l’aéroport, l’avoir conduite dans un hôtel à Amuwo-Odofin, puis transférée dans un autre établissement à proximité de l’aéroport avant son départ prévu.
Cette affaire rappelle celle de Will Jessica Ann, une autre ressortissante sud-africaine condamnée le 17 septembre 2026 à 40 ans de prison au Nigeria pour l’importation de 5,75 kg d’héroïne. Elle avait été arrêtée le 6 juillet à l’aéroport international Nnamdi-Azikiwe d’Abuja, alors qu’elle arrivait du Cambodge via Doha, selon des informations publiées par APAnews.
En juin 2026, une Nigériane de 38 ans avait également été arrêtée à l’aéroport de Lagos avec 7,5 kg de cocaïne dissimulés dans une valise, alors qu’elle s’apprêtait à prendre un vol à destination de Pékin, en Chine.
Ces différentes affaires illustrent les tentatives de transport de stupéfiants par voie aérienne et les enquêtes menées par les autorités nigérianes pour identifier les personnes impliquées dans les réseaux de trafic transnational.
AC/Sf/APA





