Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exprimé ses vives préoccupations face à la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble du Sahel, mettant en garde contre la présence de « mercenaires étrangers » à la frontière sud du pays, allusion directe au groupe paramilitaire russe Wagner.
Lors d’un entretien télévisé avec des médias nationaux, le chef de l’État algérien a réaffirmé l’opposition ferme de l’Algérie à tout déploiement de forces étrangères à ses frontières, rappelant que cette position est un principe intangible de sa politique de sécurité.
Bien que le groupe Wagner ait officiellement quitté le Mali en juin 2025, Alger craint que des éléments affiliés ou des structures liées à Moscou poursuivent discrètement leurs activités dans la région. Le président Tebboune a insisté sur la vigilance constante de son pays pour préserver sa souveraineté nationale.
Cette mise en garde intervient dans un contexte régional tendu, marqué par la progression des groupes djihadistes, la fragilisation des États sahéliens, et la concurrence stratégique accrue entre puissances étrangères. L’Algérie, acteur diplomatique de poids au Maghreb et au Sahel, redoute un effet de contagion sécuritaire sur son propre territoire, déjà confronté à l’instabilité aux frontières libyennes et aux trafics transsahariens.
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