Le ministère de la Santé du Botswana a lancé une campagne nationale de formation pour améliorer la prévention du cancer du col de l’utérus.
Le programme intensif de formation sur deux semaines au Botswana, mené dans des districts comme Good Hope, Mochudi et Palapye, vise à former médecins et infirmiers au dépistage et à la prise en charge avancée des lésions précancéreuses.
Soutenue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et divers partenaires techniques, l’initiative comble le déficit en compétences cliniques, notamment au-delà des traitements de base comme l’ablation thermique ou la cryothérapie.
« Nous voulons nous assurer que les professionnels de santé sont bien préparés à détecter et traiter ces lésions avant qu’elles ne deviennent cancéreuses », a expliqué Thomamo Pheto, coordinatrice nationale du programme de prévention. Elle a précisé que de nombreuses régions du pays manquent encore de personnel qualifié.
À ce jour, plus de 280 agents de santé ont été formés. Malgré cela, le taux de dépistage reste faible, en raison du caractère silencieux des lésions.
Tebogo Madidimalo, représentant de l’OMS pour les maladies non transmissibles, a rappelé l’engagement du Botswana à éliminer le cancer du col de l’utérus d’ici 2030, en accord avec les objectifs mondiaux.
« Le Botswana a déjà démontré sa capacité à éradiquer certaines maladies. Ce combat est à notre portée, mais nécessitera l’implication de tous », a-t-il souligné.
Le ministère prévoit d’intensifier les campagnes de sensibilisation, notamment auprès des femmes de 25 ans et plus n’ayant jamais été dépistées.
« Le cancer du col de l’utérus est une menace silencieuse. Mais avec un dépistage précoce, il est évitable et curable », a conclu Pheto.
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