En marge de la célébration du Festival Porlhala, la plaque nominative de la mosquée de style soudanais de Kouto (Nord) a été dévoilée ce vendredi 6 février 2026. Cette étape marque la reconnaissance officielle de ce joyau architectural par la communauté internationale.
C’est un moment chargé d’histoire et d’émotion que les populations de Kouto ont vécu ce vendredi. Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie, a procédé au dévoilement de la plaque nominative de la mosquée « Fofanala Missiri ».
Fondé par la famille Fofana et porté par son premier imam, Fofana Morissanou, l’édifice rejoint officiellement la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés des sept autres mosquées du Nord ivoirien inscrites en série depuis juillet 2021.
Lors de son allocution, la ministre de la Culture a tenu à souligner que cette inscription est le reflet de l’engagement du président de la République, Alassane Ouattara, en faveur de la protection et de la valorisation du patrimoine culturel national.
« Cette réalisation est le fruit d’une collaboration exemplaire entre le gouvernement, les communautés locales et l’Office ivoirien du patrimoine culturel (OIPC) », a-t-elle déclaré, saluant le savoir-faire technique des experts ivoiriens ayant œuvré sans relâche pour répondre aux exigences internationales.
L’esthétique soudanaise de ces mosquées (Tengréla, Samatiguila, Nambira, Kaoura, Sorobango et Kong) repose sur trois piliers : une origine commune, une importance historique et une valeur spirituelle exceptionnelle.
Pour faciliter la découverte de ces sites par les visiteurs et les touristes, le ministère a innové : chaque plaque nominative est désormais dotée d’un QR code. Cet outil numérique permet d’accéder instantanément aux informations historiques et géographiques de l’ensemble des mosquées du circuit.
L’émotion était palpable lors de cette cérémonie qui a réuni les autorités de la région de la Bagoué, les chefs d’entreprises et une forte délégation des femmes de Kouto. Françoise Remarck a rappelé que cette reconnaissance internationale est aussi un défi : « Elle nous engage à poursuivre les actions de valorisation, de formation et de transmission des savoir-faire. »
Le travail ne s’arrête pas là. Les autorités entendent poursuivre la restauration d’autres édifices religieux anciens avec l’appui des sachants et des partenaires internationaux, pour enrichir davantage le rayonnement culturel de la Côte d’Ivoire.
AP/Sf/APA






