Un haut responsable américain a confirmé la tenue, fin janvier à Paris, de discussions entre représentants de l’est et de l’ouest libyens, présentées comme un appui aux efforts d’unité et de stabilité du pays.
Un responsable américain de premier plan a confirmé que des discussions impliquant des personnalités rivales de l’est et de l’ouest de la Libye se sont tenues à Paris le mois dernier, mettant fin à plusieurs semaines de spéculations médiatiques non reconnues officiellement jusqu’alors.
Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires africaines, a indiqué que la rencontre avait eu lieu le 28 janvier au palais de l’Élysée. Selon lui, la réunion a rassemblé de hauts représentants des deux camps libyens pour ce qu’il a qualifié de « discussions productives » destinées à soutenir les efforts libyens en faveur de l’unité nationale et de la stabilité à long terme.
Des informations faisant état de cette rencontre avaient circulé dans plusieurs médias fin janvier, sans qu’aucune des parties concernées ne les confirme officiellement à l’époque. La déclaration de Boulos constitue la première reconnaissance publique de ces échanges par une autorité américaine.
Selon le responsable américain, la réunion a été coordonnée conjointement par les États-Unis et la France. Elle a réuni, côté est libyen, une délégation conduite par Saddam Khalifa Haftar, fils du commandant militaire de l’est, Khalifa Haftar. Du côté de l’ouest, la délégation était menée par Ibrahim Dbeibeh, conseiller du gouvernement d’unité nationale et cousin du Premier ministre Abdul Hamid Dbeibeh.
Dans un message publié sur la plateforme X, Boulos a précisé que ces pourparlers s’inscrivaient dans le cadre du programme de paix plus large du président Donald Trump. Il a souligné que les efforts menés par les Libyens eux-mêmes demeuraient essentiels pour garantir la prospérité et la stabilité durables du pays.
Le magazine français Mondafrique avait auparavant indiqué que les discussions portaient notamment sur la relance du processus politique, l’unification des institutions étatiques et l’examen d’options en vue de la formation d’un gouvernement national unique.
De son côté, le service de renseignement spécialisé Africa Intelligence a également rapporté la tenue de cette réunion, précisant qu’elle avait été coordonnée par l’envoyé spécial de la France pour la Libye, Paul Soler, en étroite collaboration avec Massad Boulos.
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