À la suite de la « tentative d’assaut » menée le 7 août contre son siège par des groupuscules non identifiés et des menaces formulées le lendemain par le président Saïed à son encontre, la puissante centrale syndicale réplique et appelle à une grande marche, le 21 août.
L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), principal syndicat du pays, a affirmé qu’elle ne céderait pas aux pressions après que des partisans du président Kaïs Saïed l’ont accusée de corruption et ont tenté de pénétrer dans son siège.
Son secrétaire général, Noureddine Taboubi, a rejeté ces accusations qu’il juge infondées et a appelé à recourir à la justice plutôt qu’à des campagnes de diffamation. L’incident, survenu dans un contexte de tensions politiques croissantes, est interprété par plusieurs organisations de défense des droits humains comme un nouveau signe de recul des libertés depuis la concentration des pouvoirs entre les mains du chef de l’État en 2021.
Lauréate du prix Nobel de la paix en 2015 pour son rôle décisif dans la transition démocratique tunisienne, l’UGTT reste une force sociale majeure, capable de mobiliser largement dans les secteurs public et privé. Ses dirigeants assurent que le syndicat continuera à défendre les droits des travailleurs et son indépendance face à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’affaiblir son influence dans la vie politique et sociale du pays.
MK/Sf/ac/APA







