Le Bénin a choisi de franchir un cap stratégique en intégrant la Plateforme internationale sur la finance durable (IPSF), un forum clé dans la gouvernance mondiale de la transition verte.
Le ministère béninois de l’Économie et des Finances a annoncé le 31 juillet 2025, l’adhésion officielle du pays à la Plateforme Internationale sur la Finance Durable (IPSF), un forum fondé en 2019 pour favoriser la convergence des réglementations et pratiques en matière de finance verte.
Le Bénin devient ainsi le 21ᵉ État à intégrer la Plateforme internationale sur la finance durable (IPSF), qui réunit des poids lourds comme l’Union européenne (UE), la Chine, le Canada, l’Inde ou encore le Japon.
A travers cette plateforme, les membres échangent sur les standards techniques, les taxonomies vertes et les approches réglementaires, dans l’objectif de rendre plus cohérents et plus transparents les flux de capitaux liés à la transition écologique.
En rejoignant l’IPSF, Cotonou se positionne dans la gouvernance verte mondiale. Le pays ne cherche pas simplement à suivre le mouvement, mais affirme sa volonté de participer activement à la définition des règles qui encadreront demain la finance climatique.
Pour un pays dont l’empreinte carbone est minime (0,01 % des émissions mondiales), l’enjeu n’est pas de compenser, mais de peser dans les discussions internationales, aux côtés de partenaires techniques et financiers de premier plan.
Cette volonté s’inscrit dans une trajectoire entamée depuis plusieurs années sous l’impulsion du président Patrice Talon, avec les émissions d’obligations durables, l’intégration des critères « ESG » dans les politiques publiques et la construction de cadres de coopération structurés.
Dans ce contexte, un Mémorandum-Cadre a été signé en avril à Washington avec la Banque mondiale, ce qui traduit une stratégie claire qui est de doter le pays d’outils solides pour mobiliser des financements à grande échelle, mais aussi en assurer une gouvernance rigoureuse et transparente.
L’objectif final étant d’attirer davantage de capitaux vers les projets climat, et crédibiliser la parole béninoise dans les instances, où se négocient aujourd’hui les mécanismes de soutien financier, les standards techniques ou encore les obligations de transparence.
AP/Sf/APA







