Le ministère nigérian des Affaires étrangères a démenti samedi les informations relayées par plusieurs médias faisant état d’une interdiction récente, par les autorités koweïtiennes, du recrutement de travailleuses domestiques nigérianes, précisant qu’il s’agit en réalité d’une mesure de suspension adoptée depuis plusieurs années par l’ambassade du Nigeria à Koweït City.
Dans un communiqué publié samedi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kimiebi Imomotimi Ebienfa, a affirmé que les informations en circulation « ne reflètent pas fidèlement la situation actuelle ».
Une mesure ancienne, non une nouvelle interdiction
Selon le communiqué, l’ambassade du Nigeria à Koweït City avait, il y a quelques années, officiellement demandé au ministère koweïtien des Affaires étrangères de suspendre le recrutement et le déploiement de domestiques nigérianes, dans l’attente d’une résolution des préoccupations liées à leur protection et à leurs conditions de travail.
Le ministère précise ainsi qu’il ne s’agit pas d’une interdiction nouvellement décrétée par les autorités koweïtiennes, mais de la poursuite d’une mesure adoptée par la représentation diplomatique nigériane elle-même, dans le but de garantir « la sécurité, la dignité et les droits » de ses ressortissantes employées à l’étranger.
Un dialogue diplomatique maintenu
Le communiqué indique que le Nigeria et le Koweït poursuivront leurs échanges à travers les canaux diplomatiques sur les questions liées au travail et à la migration, les autorités compétentes des deux pays devant continuer à œuvrer à l’établissement d’un cadre garantissant des pratiques de recrutement équitables, une protection juridique adéquate et des conditions de travail décentes pour les travailleurs nigérians.
Le ministère a par ailleurs exhorté le public à vérifier les informations auprès des sources officielles avant toute publication, afin d’éviter la diffusion de nouvelles inexactes susceptibles de susciter des inquiétudes injustifiées parmi les Nigérians résidant au Koweït et leurs familles restées au pays.
AC/APA







