Une jeune restauratrice tchadienne a affirmé être victime de viol sous la menace d’une arme après l’intrusion nocturne de deux militaires à son domicile. Sa fille aurait été menacée d’égorgement durant l’agression. Les autorités ont été saisies et une prise en charge médicale et psychologique a été mise en place.
Dans un message d’alerte relayé ce mercredi matin sur Facebook, une jeune restauratrice, habitant la ville de Kélo, au sud du Tchad, a indiqué être victime d’agression et de viol de la part de deux militaires. Les faits se sont produits dans la nuit du 29 au 30 avril.
« J’ai vécu une agression à 2h du matin à la maison par un militaire et son collègue. J’étais couchée avec ma fille dedans. On a fermé la 2e porte comme il faisait chaud. Ils ont forcé la porte. Ils étaient armés. L’un a saisi ma fille avec un couteau à la main et l’autre a pointé l’arme sur moi. Il a dit tant que je ne lui donne pas ce qu’il veut, son collègue va égorger ma fille. J’ai demandé tu veux quoi. Il m’a demandé de me déshabiller et me coucher. Il m’a violé devant ma fille », a-t-elle relaté à ses proches.
Dans un communiqué publié en journée, le ministère de la Femme et de la Protection de la petite enfance a indiqué avoir été informé de cet acte odieux via les réseaux sociaux et a immédiatement mobilisé ses agents locaux pour un suivi sur le terrain.
La victime est actuellement prise en charge par la Délégation du ministère dans la province de la Tandjilé, avec des soins médicaux et un accompagnement psychosocial déjà en cours, informe le ministère.
Le ministère précise que les autorités compétentes ont été saisies pour identifier et interpeller les auteurs de cet acte criminel, afin qu’ils répondent de leurs actes conformément aux lois en vigueur.
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